Géographie et environnement

07/08/2014

La Finlande a les pieds et le cœur dans l’eau, ses archipels éparpillés en mer Baltique, dans ses terres baignées par le plus grand système lacustre d’Europe, le lac Saïmaa. Elle compte tout à la fois 179 584 îles et 187 888 lacs ! Deux records inégalés.

De fait, savoir précisément où commence et où se termine le continent est impossible. Ses contours sont mouvants du fait de l’isostasie. Ce phénomène géologique fait émerger de nouvelles terres chaque année brouillant les pistes et périmant les cartes. 130 îles en 130 ans sur le littoral de Vaasa ont ainsi vu le jour du fait du soulèvement des sols.

La Finlande ne serait-elle que confettis épars ? L’idée peut séduire au vu des paysages de la région des lacs. Immenses étendues d’eau où sillonnent les eskers, cordons de terres émergées. Mais les plaines s’achèvent sur un horizon montagneux, ces Alpes scandinaves couvertes de forêts (70 % du territoire). La Laponie, au-delà du cercle polaire, occupe près du tiers de la superficie du pays. Cet univers glacé, désert, constitue avec l’Est forestier l’un des derniers espaces sauvages d’Europe.

FAUNE

Le bestiaire finlandais a conservé ses animaux les plus représentatifs : l’ours brun, le loup, le glouton, le lièvre arctique, l’élan ou le renne. Hormis ces derniers, les grands prédateurs ne se laissent pas observer facilement, préférant le secret des forêts denses. Vous pourrez croiser cependant un rat musqué ou une marte des pins.

Le phoque annelé du lac Saimaa se serait probablement laissé enfermer dans les terres à la fonte des glaciers, à l’ère quaternaire. Deux autres phocidés d’eau douce ont été répertoriés sur les lacs Ladoga et Baïkal (Russie).

Les lacs par ailleurs abritent les saumons, lavarets (Coregonus albula), brochets, truites, aspes (cyprinidés), sandres, brèmes typiques des régions du nord… L’avifaune particulièrement diversifiée s’enrichit chaque année des groupes de migrateurs. Quelques espèces de papillons rares se régalent des floraisons printanières.

FLORE

C’est bien sûr au printemps que la Finlande se couvre de fleurs et que les arbres revêtent les verts les plus tendres et les plus variés. La transformation de la toundra est saisissante. Austère et dépouillée, elle compose alors un tableau extraordinairement coloré et doux. La forêt finlandaise, rattachée à la forêt boréale (la plus grande forêt de la planète) est une forêt de conifères géants (pins, sapins, épicéas) aux troncs longilignes. Les sous-bois des parcelles des bouleaux ont un charme particulier.

ENVIRONNEMENT

Avec le plus grand espace sauvage d’Europe, la Finlande pourrait se croire à l’abri de menaces écologiques. En réalité, plusieurs facteurs peuvent fragiliser ses différents écosystèmes. Toutefois les Finlandais gèrent leur territoire avec soin. Les forêts sont certes exploitées par la filière bois mais les exploitations replantent sans cesse. On compte en outre 35 parcs nationaux, 19 réserves et 4 000 km2 de forêts primaires.

L’eau est une richesse puisée dans les innombrables lacs et cours d’eau (40 %) et dans les nappes phréatiques. Une gestion stricte des déchets tant industriels que familiaux contribue à maintenir une bonne qualité de l’eau et de l’air.

Ces vingt dernières années, les pollutions atmosphériques provenant de l’industrie, des transports ou des chauffages domestiques ont été vigoureusement maîtrisées. C’est au titre de la maîtrise de l’émission des gaz à effet de serre que la Finlande a opté pour la construction d’une centrale nucléaire EPR qui ne cesse de faire débat. Elle a également renoncé à la création d’un gazoduc en provenance de la Russie avec pour objectif le développement de solutions alternatives. 

La mer Baltique souffre en revanche d’une pollution alarmante. Les littoraux très peuplés, un trafic pétrolier en expansion, une nette négligence des grandes métropoles comme Saint-Pétersbourg accentuent les risques. L’impact sur la santé n’est pas négligeable, certaines études montrent une prévalence des malformations fœtales dans les tribus du Nord (Inuits, Lapons). Le Baltic Sea Action Plan, de la Commission d’Helsinki (qui met en œuvre la Convention d’Helsinki sur la protection de la Baltique), vise à réduire les taux de pollution en mer d’ici 2021.

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