Nos petits secrets dans le Nord

26/01/2015

LA MONTAGNE DU SIEMEN

Dans un paysage de pics acérés, de vallées profondes, de canyons, le parc national de Siemen est inscrit sur la liste du patrimoine de l’Unesco. À l’origine de son étonnante beauté, sa configuration géographique (c’est l’un des massifs les plus orientaux de la corne de l’Afrique) et les variations de ses altitudes. Certaines falaises atteignent 1 500 m de haut ! Cet espace chaotique abrite des espèces menacées dont le bouquetin d’Abyssinie, le loup d’Éthiopie, le chacal doré ou encore les babouins Anubis et Gelada, de rares gypaètes barbus. Les randonnées mènent sur des sites spectaculaires, des panoramas sans cesse renouvelés, mais le marcheur y croise aussi des villages aux savoir-faire agricoles singuliers. Il faut passer une nuit au lodge Siemen, le plus haut d’Afrique perché à 3 260 mètres d’altitude.

LES CHUTES DU NIL BLEU 

Le Nil dont les sources demeurent un rêve de géographe plus qu’une réalité, naîtrait au lac Tana. Son émissaire, le Grand Abbaï ou Nil Bleu s’en échappe pour gagner le sud. Il traverse les chutes de Tis Issat (50 m) avant de s’engouffrer dans un canyon de 400 km de long et rejoindre le Nil blanc à Kartoum, confluence originelle du Nil. Ces chutes puissantes diffusent une brume bleutée qui aurait donné son nom au cours d’eau. Le débit le plus impressionnant prend place d’octobre à décembre, après la saison des pluies.

L’EGLISE DE SAINT–GEORGES

Des onze églises monolithiques de Lalibela, c’est peut-être l’église la plus solennelle. Son plan en croix grecque, parfait, est une prouesse quand on sait qu’elle a été creusée dans la roche au XIIIe s. et qu’il a fallu extraire plus de 4 000 m3 de cailloux pour la réaliser. Elle émerge au centre d’un vaste fossé, ne montrant au sommet qu’un toit plat cruciforme portant une gravure simple et épurée. Pour celui qui marche en haut du fossé, le toit affleure au ras du sol, comme un mystère à révéler.

LES BAINS DE FASILIDAS

À proximité des palais, le modeste pavillon de bains est caractéristique du style de Gondar. L’édifice fortifié et néanmoins élégant, nanti de deux étages est posté à l’extrémité d’une pièce d’eau alimentée par un canal. Un ingénieux système inspiré des bains grecs. Le site enchanteur est cerné d’une enceinte franchie chaque année par des milliers de pèlerins pour la fête du Timkat, le 19 janvier. Le bassin est alors rempli par les eaux de la rivière en crue, l’eau bénite ondoyant les fidèles qui célèbrent le baptême du Christ.

Retour haut
En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation des cookies pour disposer de services et d'offres adaptés à vos centres d'intérêts. Pour en savoir plus, cliquez ici.