Le parc national d'Awash

14/01/2015

Créé en 1970 sur l’ancienne réserve de chasse du Négus Hailé Sélassié, le parc national d’Awash marque la naissance d’une réflexion environnementale en Éthiopie. Ce territoire assez vaste (756 km2) pour accueillir 452 espèces d’animaux possède plusieurs atouts : les plaines centrales d’Illala Saha servent de pâtures aux herbivores (oryx, gazelles de Soemmering) ; les pentes du volcan Fantalé (2007 m) abritent dans ses sous-bois les koudous aux longues cornes en spirales, les antilopes oréotragues et le cobe des montagnes.

Les chutes du canyon d’Awash forment un réservoir hydrique pour toute la région, les zones humides sont colonisées par une avifaune endémique et migratrice de 400 espèces. Les oiseaux y sont particulièrement nombreux et font le bonheur des amateurs d’ornithologie.

Facilement accessible depuis Addis-Abeba par une autoroute, le parc jouit d’une réelle popularité et se prête volontiers aux safaris animaliers ou géologiques. Le volcan Fantalé et le canyon de l’Awash décrits par Pierre Teilhard de Chardin contiennent des gisements d’obsidienne qui a été utilisée pour la fabrication d’outils préhistoriques.

L’histoire de la terre et de l’humanité confondues se répondent et s’interpellent aujourd’hui encore dans la gestion d’un espace naturel fragile. Les ethnies Itou, Afar et Kereyou élèvent dans la dépression de Danakil des troupeaux de bétail, la cohabitation avec les pâturages du parc pose souvent question. 

Le plus Comptoir des Voyages

Remonter la vallée du grand Rift en direction de Harar et faire une halte dans un parc national décalé (rien à voir avec les parcs de l’Afrique de l’Est) où se croisent animaux sauvages, guerriers Afars et Kereyou protégeant leur bétail. 

Nous on adore

Passer la nuit au Awash Falls Lodge, au cœur du parc et dîner à coté des chutes de la rivière Awash. Les propriétaires montrent avec plaisir la chambre occupée par de Gaulle, venu à l’époque chasser dans le parc avec Haile Selassié. 

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