Le désert du Danakil

12/01/2015

Là où la faille du Rift s’élargit, à proximité de la mer Rouge, la dépression du Danakil forme avec celle d’Afar un ensemble de plaines désertiques à cheval sur le Somali et l’Ogaden. Seulement borné par la chaîne du Haragé, aux sommets culminant à plus de 3 000 m, ce semi-désert contient une quantité inépuisable de sels minéraux et de maigres pâturages. La pluviométrie parcimonieuse apporte à peine 100 à 150 millimètres de précipitations par an, réparties en début d’année ainsi qu’en juillet et août,  et les températures y sont extrêmes, grimpant jusqu’à 50°C !

Qui dit désert, ne dit pas forcément monotonie et uniformité. Le Danakil s’étend à 123 m en-dessous du niveau des mers. Il est un enchevêtrement de concrétions multicolores et de plaines herbeuses d’où émerge le volcan Erta Ale. Plus au sud, l’Awash constitue la principale ressource hydrique de la région. Ses biotopes les plus fragiles sont protégés dans un parc national.

Des paysages du Danakil se dégage une réelle étrangeté. Vient-elle du fait qu’ici l’homme peut assister aux mouvements tectoniques partout ailleurs souterrains ? Comme en Islande, la faille est visible, prévisible, on la touche du doigt.

Face aux vibrations terrestres, le vivant est là dans les troupeaux des herbivores sauvages dont le très rare âne sauvage d’Afrique ou la gazelle de Soemmering, ainsi que  dans les longues cohortes de dromadaires des nomades afars. Il se rappelle aussi du plus profond des âges, puisque c’est en pays afar que Lucy a été exhumée de sa gangue de terre.

La région est essentielle pour le pays, faisant la liaison avec la mer Rouge. Le peuple afar, 5 millions de personnes, exploite depuis la nuit des temps les moindres parcelles de ces déserts qui s’étend sur trois pays : l’Éthiopie, la Somalie, Djibouti. Autrefois caravaniers, ils perpétuent ce mode de vie nomade vaille que vaille. 

Le plus Comptoir des Voyages

Faire l’ascension du volcan en fin d’après-midi, accompagné des nomades Afars et de leurs chameaux de bât. 

Nous on adore

De nuit, passer des heures au bord de la caldeira à observer le spectacle dantesque du lac de lave bouillonnant et éructant.

Retour haut
En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation des cookies pour disposer de services et d'offres adaptés à vos centres d'intérêts. Pour en savoir plus, cliquez ici.