La région de Turmi

22/01/2015

Mosaïque de peuples, la vallée de l’Omo est le territoire notamment des Tsémaï, Hammers, Karos, Surma, Ari, Bena… Les espaces de chacun sont délimités par les frontières claniques, ancestrales mais dont la permanence n’est pas assurée. Les rivalités demeurent pour ces ethnies aux modes de vie rudimentaires, souvent en péril, constituées parfois d’une poignée de représentants (5 000 pour les Tsémaï, 1 500 pour les Karos). Dans la région de Turmi, zone fertile de la rivière Omo, les tribus cohabitent dans les espaces neutres que sont les marchés d’approvisionnement, véritables Babel ethniques.

À Douss, quelques centaines de Karos (ou Karas) sont sédentaires. Ils perpétuent également les rites propres à leur ethnie comme les danses rituelles annonçant la fin des récoltes. Hommes, femmes et enfants portent, pour costume du dimanche, des peintures corporelles blanches et rouges remarquables de finesse et d’inventivité.  Ils sont connus pour leur système social parfaitement réglé : les anciens décident encore en fonction des récoltes du nombre de mariages qui auront lieu dans l’année afin de réguler les naissances.

Les Hammers sont des éleveurs de bovins sédentarisés. Bien qu’ils suivent encore les chemins de la transhumance pour nourrir le bétail, ils pratiquent la culture des céréales, du coton ou de la canne à sucre. L’esthétique de cette tribu est l’une des plus sophistiquées et se distingue par l’utilisation de peaux animales et de scarifications.  

Les femmes se vêtent d’habits de peaux de chèvres ornés de cauris, couvrent leurs bras de multiples bracelets en cuivre, portent un soin particulier à leur chevelure enduite de terre ocre rouge et de beurre. Pour la majorité musulmans sunnites, ils n’en ont pas pour autant renoncé aux cérémonies traditionnelles comme l’ukuli, rite initiatique du passage des jeunes adolescents à l’âge adulte.

Le plus Comptoir des Voyages

Se rendre au marché de Dimeka à proximité de Turmi.

Nous on adore

La rencontre avec les Harar  dont les femmes portent des dreadlocks enduites de terre rouge et de beurre, coupées "au bol" autour du visage.

Retour haut
En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation des cookies pour disposer de services et d'offres adaptés à vos centres d'intérêts. Pour en savoir plus, cliquez ici.