Géographie et environnement

17/12/2014

GÉOGRAPHIE

À l’est du continent africain, couvrant l’essentiel de la Corne africaine, le pays surnommé parfois le « toit de l’Afrique » est constitué d’un vaste plateau volcanique (les 2/3 de sa surface). L’altitude conséquente (entre 1 800 et 3 000 m) tempère le climat tropical tandis que les reliefs retiennent les précipitations. La longue faille de la grande vallée du Rift scinde le plateau en deux espaces distincts : le Tigré et le Plateau éthiopien à l’est, l’Ogaden à l’ouest, avec le Nil Bleu et le massif du Simien).

Ses voisins sont à l’est la Somalie, l’Érythrée, Djibouti et la Somalie, au sud le Kenya, à l’ouest le Soudan et le Sud-Soudan.

FAUNE  

Le territoire conserve grâce aux paliers d’altitude un riche inventaire d’espèces endémiques. Au chaotique parc du Simien  vivent des espèces menacées dont le bouquetin d’Abyssinie, le loup d’Éthiopie, le chacal doré ou encore les babouins Anubis et Gelada. Les plaines centrales d’Illala Saha nourrissent oryx et gazelles de Soemmering. A Awash, les sous-bois, sur les pentes du volcan Fantalé (2007 m) abritent les koudous aux longues cornes en spirale, les adorables sassa (mini-antilopes oréotragues) et le cobe. Ailleurs dans le parc, vivent le nyala des montagnes, le guib d'Ethiopie, l’âne sauvage d’Afrique. Les zèbres sont aux abords du lac Chamo, qui accueille les crocodiles. Les hyènes sont à voir à Harar, et les chameaux en pays afar, car même s’ils sont domestiqués, ils font partie du paysage.

On trouve en Ethiopie 935 espèces d’oiseaux toutes espèces confondues (migratrices ou sédentaires). Parmi les plus impressionnants et les plus rares le gypaète barbu (parc national de Balé), le perroquet à face jaune, le pic d'Abyssinie. Les lacs de la vallée du Rift et le lac Tana rassemblent une foule d’espèces aquatiques, les zones arides sont le territoire des francolins.

FLORE

La multiplicité des biotopes favorables aux espèces endémiques va du désert aux montagnes verdoyantes. De la savane désertique où poussent les acacias aux forêts de conifères, séneçons géants, immortelles en passant par les papyrus géants du lac Tana : le trésor botanique de l’Éthiopie recensé en 1964 pour l’Unesco est immense.

ENVIRONNEMENT

Quel que soit l’environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou plus naturel, il est de sa responsabilité de respecter l’endroit qu’il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente le cas échéant les problèmes environnementaux spécifiques au pays concerné. 
- Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d’infrastructure d’élimination des déchets. Par exemple : les piles et batteries, les médicaments périmés, les sacs plastiques. 
- La rareté de l’eau est aujourd’hui un problème mondial. Même si le pays visité n’est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets. 
- Dans la plupart des hôtels vous disposerez d’une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n’êtes pas présents dans la chambre. La climatisation n’est d’ailleurs pas forcément absolument nécessaire sous tous les climats. 
- En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : cueillir des fleurs rares, ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc. 

Avec plus de 93 millions d’habitants, l’Éthiopie est le deuxième pays d’Afrique par sa population. La disparité des usages ethniques, la réforme agraire du régime communiste et les besoins grandissants en pâturages ont entraîné une dramatique déforestation (40 % de la surface en 1960 ; 3 % aujourd’hui). Plusieurs initiatives depuis 2007 tentent de reconstituer un couvert végétal, des plus ambitieuses aux plus raisonnables : programme des Nations unies pour l’Environnement (700 millions d’arbres plantés), programmes de foresterie de Humbo par la Banque mondiale et l’ONG Vision du Monde ; réserve de biosphère de Kaffa visant à préserver la dernière forêt sauvage de caféiers.

La vulnérabilité du pays face aux sécheresses s’est accrue avec le dérèglement climatique et entraîne de lourds déplacements de population. Pour y remédier, l’État éthiopien s’est engagé dans la construction du plus important barrage d’Afrique. S’il permettra en 2017, une quasi-autosuffisante énergétique, il pose des questions géopolitiques : quelle sera demain la position de l’Éthiopie, maîtresse de l’approvisionnement en eau à l’égard des pays en aval du Nil (Soudan, Égypte) ?

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