6 conseils pour se fondre dans le décor

07/12/2014

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DANS LA RUE ET DANS LES ÉGLISES, APPRENEZ A APPRÉCIER L’ANARCHIE !

La rue est le domaine de tous : voitures, camions, humains mais aussi troupeaux de chèvres, de vaches, ânes, charrettes. Le tout dans des concerts ininterrompus de klaxons… Vous vous y ferez ! Dans les églises, qui sont des lieux de culte vivants, il faut savoir qu’il n’y a aucune mise en scène du décor, comme c’est le cas dans les bâtiments patrimoniaux d’Europe. Pas d’éclairages mettant en valeur les fresques, au contraire les néons sont rois et donnent une lumière blafarde assez désagréable. Des affiches sont punaisées ici et là, des rideaux et fils électriques pendouillent un peu partout, du fouillis s’accumule dans les coins… Notre conseil : restez zen et ayez sur vous une lampe de poche pour déambuler dans les tunnels et découvrir des détails cachés dans les endroits obscurs des sanctuaires.

2
BOIRE SON CAFÉ, TOUT UN ART !

Vers l’an mille, après sa découverte par un berger qui avait vu ses chèvres très en forme après en avoir dégusté les baies sauvages, le café a été source de nourriture. Les grains étaient mangés en légumes ou en friandises sucrées. On les broyait avec du beurre pour en faire des galettes. On le faisait infuser et on l’utilisait comme médicament énergisant. C’est plus tard que les grains, torréfiés par hasard, donneront naissance à la boisson, qui se répandra par le Yémen à tout le Moyen Orient et à l’Europe au XVIIe siècle. Aujourd’hui, la culture du café est l’une des principales ressources du pays. Dans toutes les villes et les villages d’Ethiopie, on trouve au moins une Buna Bet (maison du café), où il est possible de déguster dans les règles de l’art, cette boisson nationale. Les cérémonies du café, qui comprennent la torréfaction et la préparation de la boisson, bouillie dans un pot d'argile au-dessus d’un foyer de charbon de bois, jouent un rôle très important dans la vie sociale et culturelle. Selon la tradition, trois tasses sont offertes aux invités. Ne pas les accepter porte malheur à tous, sachez-le…

3
SAVOIR-ÊTRE

En toutes occasions, portez une tenue vestimentaire décente. Les manches longues de chemises en coton ont l’avantage de protéger du soleil et de convenir à la visite d’une église. Tout comme les pantalons et jupes descendant aux chevilles. N’oubliez pas de vous déchausser avant d’entrer dans une église… Donc portez des chaussettes ou enfilez-en pour l’occasion, car le sol en pierre peut être brûlant ! Comme dans tout voyage, n’exposez aux regards aucun signe extérieur de richesse, comme les bijoux et comptez votre argent en toute discrétion… A table, faites comme les Ethiopiens, mangez avec ses mains (avec la main droite, même si vous êtes gaucher), de toutes façons, vous n’aurez pas de couverts ! Et partout, demandez l’autorisation pour photographier quelqu’un. L’image est considérée, surtout par les Nomades, comme un bien personnel qu’on enlève à quelqu’un en prenant sa photo. Il conviendra de donner quelques pièces, à régler avant la photo. Cela dit, par ailleurs, évitez d’encourager la mendicité.

4
METTRE LES PENDULES A L’HEURE, CE QUI N’EST PAS FACILE !

Attention, en Ethiopie, on ne compte pas les heures comme dans le reste du monde ! Il faut dire que la proximité de l’équateur donne une longueur du jour à peu près égale sur l’année, à savoir 12 heures (lever du soleil à 6h du matin, coucher du soleil à 18 heures). Mais là, le décompte se fait à partir du coucher du soleil, en observant 2 cycles de 12 heures. Le 1er cycle, celui de la soirée, s’appelle le « ke meshetou » (de 18h à 6h du matin), le 2e, celui de la journée « ke genou » (de 6 heures à 18 heures). Ainsi, 0 heure à Addis Abeba équivaut à 18 heures (solaires), 12 h à Adis Abeba donnent 6 heures (solaires), etc. ! Cela dit, pour les relations internationales, l’Ethiopie est à GMT +3 et ne pratique pas l’heure avancée d’été. Le décalage avec la France est de +2h en hiver, +1h en été.

5
ACHETER DU MIEL PARFUMÉ D’ÉTHIOPIE, POUR SOUTENIR LES APICULTEURS

Si vous voulez acheter du miel, il faudra anticiper et apporter de chez vous un contenant, bocal ou Tupperware… Et attendez-vous à avoir des morceaux de cire dans la pâte ! Le miel de Gondar est réputé, de même que celui de la vallée de l’Omo. Il faut dire que les fleurs ont des parfums concentrés, qu’on retrouve dans le produit élaborés par les abeilles…La fatira, à base de pâte feuilletée et d’œufs, est une pâtisserie nappée de miel qu’on mange volontiers au petit déjeuner. Le tedj est une boisson issue de la fermentation du miel et de feuilles aromatiques. En ville, le miel est souvent remplacé par du sucre, alors il vaut mieux boire le tedj à la campagne, à Gondar par exemple.

6
RESPECTER LES FORÊTS SACRÉES ET LES ARBRES DE GÉNÉRATIONS

En pays konso, vous serez amenés à voir sur les places publiques des ohalittas. Ces troncs de génévriers dressés symbolisent la succession des générations qui accèdent au pouvoir, tous les six, douze ou dix-huit ans. Le génévrier est considéré comme un arbre divin, car il pousse droit, tout en longueur, car son bois est odorant, quasi imputrescible, négligé par les termites Les troncs des ohalittas doivent être issus de la forêt sacrée d'un poqalla. Les poqallas sont les humains chargés de prendre soin de la forêt et d’abattre un arbre gratuitement, à la demande d’un membre de la communauté, pour construire une maison par exemple. Alors, dans la campagne, ne pensez pas pouvoir vous cacher derrière un arbre pour un petit pipi. Dirigez-vous plutôt vers un rocher...

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