Peuples et institutions

16/04/2017

politique

Lorsqu’elle obtint son indépendance en 1991, l’Estonie opta pour une république parlementaire. Le président peut être élu au premier tour de scrutin par le parlement s’il remporte les 2/3 des suffrages. Si ce n’est pas le cas, un second tour est organisé auprès d’un collège électoral composé du parlement et de 273 élus locaux. Ses pouvoirs sont peu étendus : élection du Premier ministre à la condition que ce dernier obtienne la confiance du parlement, représentation du pays à l’étranger, promulgation des lois.

Le parlement (Riigikogu) comprend 101 députés représentants des partis ayant dépassé le seuil d’éligibilité de 5 %. Les électeurs retournent aux urnes tous les 4 ans pour les membres du parlement.

économie

Croissance : 1,1 % en 2015

Taux de chômage : 6,2 % en 2015

Taux d’inflation : 0,1 %.

Principaux clients : Suède (18 %), Finlande (16 %), Lettonie (10 %).

Points forts : les services pour 69,7 % du PIB, l’industrie et la construction pour 26,7 %, en revanche, l’agriculture ne représente plus que 3,5 % du PIB.

Ébranlée en 2008 par la crise internationale, l’Estonie retrouve rapidement ses bases économiques grâce à un contrôle strict de ses dépenses budgétaires. Bien que très dépendante de son marché extérieur, sa croissance devrait être honorable dans les années à venir. Son très bas taux d’endettement public (9,7 % en 2015) la classe parmi les pays les plus vertueux de la zone euro.

Premier État à mettre en place le vote dématérialisé, l’Estonie est aussi le premier au monde à permettre aux entreprises étrangères d’accéder à des services en ligne de l’État (création d’entreprise par exemple). Cette « e-résidence » devrait toucher d’ici 2025 10 millions d’e-Estoniens. En mettant en place une fiscalité on ne peut plus simple avec un impôt proportionnel à taux unique (20 %), elle fait figure de précurseure. Berceau de Skype, Hotmail, Transferwise, GrabCAD et KaZaA, le 132e pays du monde par sa taille est celui qui abrite le plus grand nombre de start-ups par habitant.

Riche de son indépendance énergétique grâce aux schistes bitumineux, l’Estonie exporte son électricité en direction de la Finlande et des autres pays baltes. Elle importe en revanche de Russie la totalité de son gaz.

peuples

En diminution depuis 1990, la population est essentiellement concentrée dans les villes (1/3 des habitants vivent à Tallinn). Avec 30 habitants/km2, le risque est grand pour l’Estonie de voir sa population vieillir rapidement. Les Russes forment une minorité à part de 350 000 personnes constituée de sous-groupes, les arrivées et départs s’étant échelonnés au gré des événements historiques. 6 % d’entre eux sont apatrides n’ayant pu obtenir la nationalité estonienne. Il ne reste plus guère d’Allemands, de Juifs, de Suédois ou de Setus.

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