5 conseils pour se fondre dans le décor

23/04/2017
1

déconnecter, mais pas trop

Ne vous fiez pas à l’architecture médiévale de sa capitale Tallin, l’Estonie est l’un des pays les plus connectés en Europe. En 1991, le pays tout juste indépendant doit se doter d’une nouvelle administration. Il fait alors le pari de s’appuyer sur une technologie balbutiante : internet. Une génération plus tard, ne subsiste aucune trace de la bureaucratie vieillissante caractéristique de l’Union soviétique et 97 % du territoire est couvert en 4G. Chaque bébé qui naît est doté automatiquement d’une carte d’identité numérique attestant de son e-citoyenneté. À l’école primaire, les enfants se familiarisent avec les nouvelles technologies et les lignes de code. Adulte, chaque Estonien élit ses dirigeants par vote électronique, signe numériquement son contrat de travail ou encore renouvelle automatiquement son ordonnance médicale.

2

se faire suer à noël

Chaque année, le 24 décembre, le Président estonien proclame la trêve de Noël, tradition multiséculaire, qui donne le coup d’envoi de festivités très attendues par tous les Estoniens. Survivance de la fête du solstice d’hiver et célébration de la naissance du Christ, le Noël estonien mélange coutumes païennes et liturgie chrétienne, traditions réapparues après la chute de l’Union soviétique et rituels inspirés de ceux de ses voisins scandinaves. L’une des plus importantes coutumes de Noël reste celle du sauna. Après avoir préparé la maison pour les célébrations de la soirée et en attendant la messe de Noël, les familles se rendent au sauna. Pendant une vingtaine de minutes, on transpire dans une pièce chauffée à 70° C ou plus avant de sauter dans la neige ou l’eau froide et ce, quelle que soit la température extérieure.

3

éviter le sujet qui fâche

Des trois états baltes, l’Estonie est peut-être celui qui est le plus résolument tourné vers l’Europe en général et la Finlande en particulier. A contrario, ses relations avec la Russie dont elle partage 300 kilomètres de frontières sont assez crispées et représentent un sujet très sensible pour les Estoniens. Longtemps sous domination russe puis soviétique, l’Estonie a particulièrement souffert de la politique de russification pratiquée par Moscou à partir de 1944. Depuis 1991, date de son indépendance, l’Estonie n’a toujours pas réglé la question de ses frontières avec la Russie, au contraire de la Lituanie et de l’Estonie. À cela s’ajoutent les non-citoyens et l’annexion de la Crimée par la Russie, qui fait craindre à l’Estonie une reprise de contrôle par la Russie. Bref, un sujet complexe et à éviter avec vos hôtes estoniens.

4

se mettre au vert

50 % de l’Estonie est couvert par la forêt, un or vert auquel les habitants sont très attachés. Ainsi un tiers de la forêt estonienne est soumis à des régimes de protection environnementale. Comme dans les pays nordiques, le droit d’accès à la nature permet à chacun de circuler librement dans les espaces naturels et de jouir de leurs ressources naturelles (poissons, baies…). En contrepartie, chacun s’engage au respect de l’environnement, à travers notamment une cueillette raisonnée et de fréquentes opérations de nettoyage.

5

craindre le pied froid

Rassurez-vous, les Estoniens n’ont rien contre les orteils glacés. « Pied froid », c’est la traduction littérale de külmking, créature fabuleuse, née de l’âme d’un mort en errance. Son apparence à mi-chemin du bison et de l’ours polaire et sa cruauté – le külmking n’hésite pas à s’attaquer aux enfants –, en font un monstre effrayant. Sans pitié pour ceux qui dérangent les esprits de la forêt, ce cousin éloigné de notre grand méchant loup est à éviter…

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