Géographie et environnement

07/12/2017

Géographie

Deux chaînes andines traversent le pays du nord au sud, le partageant en trois régions distinctes : la plaine côtière à l’ouest, les montagnes au centre, l’Amazonie équatorienne à l’est, auxquelles il faut ajouter les îles Galápagos, situées à environ 1 000 kilomètres des côtes.

Sur la plaine côtière, de longues plages de sable fin bordées de cocotiers ourlent une Costa de 800 km. Le climat y est semi-aride vers le sud et tropical humide vers le nord et les différents courants marins permettent les précieuses pratiques piscicoles.

Les Andes, également appelées aussi Sierra,  sont constitués d’un chapelet d'une cinquantaine de pics volcaniques, séparés par le couloir interandin, dont une dizaine sont recouverts de glaciers permanents. Les deux volcans principaux sont le Chimborazo qui culmine à 6310 mètres et le Cotopaxi, à peine plus petit mais qui reste le plus haut volcan actif au monde. Le climat est tempéré mais les températures sont très variables selon l’altitude.

Dans la région de l’Oriente, l’Amazonie équatorienne couvre 50% de la surface du pays et le climat y est tropical humide. Hostile à de nombreux endroits, elle est peu habitée, peu visitée, et traversée par divers affluents de l’Amazone dont le célèbre Napo.

Les Galápagos, ou "îles enchantées", forment un archipel d’origine volcanique, composé de cinq îles principales et entouré d’une multitude d’îlots et de récifs. Offrant des paysages magnifiques, elles sont patrimoine mondial de l’UNESCO. Le climat y est tropical et sec, les températures varient entre 20 et 30°.

Faune

L’Équateur bénéficie de l’un des écosystèmes les plus riches du monde avec comme conséquence une variété phénoménale d’espèces animales. Ont été recensés environ 3800 vertébrés, 320 mammifères (jaguars, pumas, paresseux, guanacos, ocelots, tapirs...), 350 reptiles (crocodiles, anacondas, tortues géantes, iguanes terrestres...), 375 amphibiens, 800 poissons d'eau douce (piranhas...) ainsi que 450 poissons d'eau de mer. Et ces chiffres augmentent chaque année ! Enfin, l’avifaune est l’attraction principale des naturalistes. Il existe plus de 1600 espèces d'oiseaux dans le pays et toutes aussi étonnantes les unes que les autres : colibris, condors, coqs de roche, perroquets, toucans, fous à pattes bleues, ibis... 

Flore

La flore est également d’une grande richesse puisque 25 000 espèces d’arbres et plantes ont été dénombrés.  De nombreuses fleurs colorées accompagnent n’importe quelle excursion dans le pays mais c’est bien l’orchidée qui capte l’attention. 2725 espèces ont été identifiées dont 35 % sont endémiques. On peut les observer facilement puisqu’elles se trouvent partout, depuis les côtes du Pacifique jusqu’aux sommets des glaciers.

Le balsa est un arbre de près de 30 mètres de haut, originaire des forêts équatoriales d'Amérique Latine, son bois est le plus léger. L’acajou est considéré en danger dans les forêts Équatorienne car il pousse lentement. Son tronc rouge le distingue des autres et certains donnent des fruits du même nom. Le fromager qui regroupe une dizaine d’espèces, est l’arbre le plus impressionnant de la forêt avec ses quelque 40 mètres de haut dont les branches forment ce toit naturel qui domine l’Amazonie.

Bien sûr, le cacao est la base de toutes les préparations nommées "chocolat" et est utilisé depuis les Incas. Ce sont les graines contenues à l'intérieur du fruit que l'on fait sécher, c’est à partir de ces graines qu’ont obtient le chocolat.

Environnement

L’Equateur fait partie des 17 pays classés « mégadivers » dans le monde. Sa biodiversité exceptionnelle ne pouvait donc qu’être au cœur d’enjeux internationaux colossaux, entre dettes et gains, tourisme florissant et tentatives de préservation de la nature.

Il y a d’abord le pétrole qui fait partie des enjeux les plus anciens puisque les nombreuses dettes avec la Chine ont demandé à être remboursées en or noir… L’essentiel des richesses part donc depuis plusieurs années vers l’Asie. Le pays a ainsi autorisé l’exploitation de mines à ciel ouvert qui permet de dynamiser cette activité mais qui favorise aussi l’implantation d’entreprises étrangères.

Il y a ensuite la forêt Amazonienne qui abrite une faune et une flore rarissime et qui suscitent bien sûr de nombreuses convoitises. Une partie de la forêt disparaît peu à peu à cause de la mise en culture de bananeraies et de palmiers à huiles et le déboisement est plus rapide en Equateur que dans les pays voisins, malgré les efforts de l’INEFAN ( Instituto Nacional Ecuatoriano Forestal y de Áreas Naturales).

Les Galápagos sont également soumis à l’avidité de certains. L’exceptionnelle vie animale et végétale, due à la situation géographique des îles, attire les touristes en masse, ce qui amène en même temps la création d’infrastructures diverses mais aussi une grande augmentation du trafic aérien, maritimes, d’êtres humains comme de marchandises... Pour ne pas mettre en péril la vie animale, l’accès à certaines îles a été fermé et on ne peut maintenant les admirer que depuis bateau tandis qu’une zone entière a été interdite de pêche. D’autres actions sont en cours et depuis 2010, l’archipel n’est plus sur la liste des sites menacés.

Le gouvernement tente cependant d’utiliser ses ressources naturelles comme énergies renouvelables, en particulier grâce à l’activité des nombreux volcans utiles pour la géothermie, et de mettre sur pied des résolutions à long terme. En 2007, le projet Yasuní ITT visait à préserver une région du même nom. Classée "réserve mondiale de la biosphère" par l’Unesco, cette région possède de nombreuses ressources naturelles où vivent des tribus à protéger mais ce projet a échoué en 2013 faute de mobilisation internationale et ouvre donc la voie à l’exploitation pétrolière…

Le pays a déployé beaucoup d’efforts donc, d’autant plus louables que le pays est encore en voie de développement, mais les obstacles demeurent nombreux. 

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