4 conseils pour se fondre dans le décor

09/12/2017
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Troquer le bonnet pour un panama

Comme son nom ne l’indique pas, le chapeau panama est originaire de l’Équateur. C’est d’ailleurs une fierté nationale qui lui a valu une inscription sur la liste du patrimoine mondial immatériel de l’Unesco. Appelé sombrero de paja toquilla, ce couvre-chef est vieux de 4000 ans ! Léger, solide et pratique, il fut popularisé par les ouvriers travaillant sur le canal de Panama à la fin du XIXe siècle, d’où son nom trompeur. D’artisanat indigène, il est devenu accessoire de mode et les modèles les plus fins peuvent coûter des milliers d’euros. Heureusement, il en existe des qualités de toutes sorte set pour tous les budgets. Troquez sans hésiter le bonnet péruvien pour ce chapeau tissé à partir d’une paille que l’on ne trouve que sur la côte équatorienne. Quand vous l’achèterez au marché, faites-vous expliquer comment le plier pour le transport. Car en plus d’être un bel objet, c’est un modèle d’ingéniosité.

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Gérer l’ivresse des sommets

Avec une capitale culminant à 2 850 mètres, et 40 sommets de plus de 4 000 mètres dans sa bien nommée « avenue des Volcans », l’Équateur est un pays andin par excellence. Attention donc au soroche : le mal d’altitude. Les symptômes en sont le plus souvent bénins (mal de tête, nausée, insomnie) mais ne doivent pas être pris à la légère, le soroche pouvant entraîner des conséquences plus graves. Tout malaise ou symptôme en altitude doit a priori être considéré comme un défaut d’acclimatation. Pour parfaire votre acclimatation, nous vous recommandons de vous reposer deux ou trois heures à votre arrivée. Évitez les efforts intenses, hydratez-vous bien et n’abusez pas des boissons alcoolisées et des nourritures trop lourdes en début de séjour. Au bout de quelques jours, le corps est acclimaté et les symptômes diminuent puis disparaissent.

3

Remettre les compteurs à 0

L’Équateur tient bien sûr son nom de la ligne imaginaire coupant notre globe en deux hémisphères. La latitude 0 est donc un incontournable du pays que l’on peut expérimenter au bien nommé Mitad del mundo (moitié du monde). Situé à quelques kilomètres de Quito, il se veut le point 0’0’0 géographique, matérialisé par un monument. Cependant, vous verrez que les GPS modernes ne donnent pas tout à fait raison à l’expédition géodésique française de 1736. Peu importe, amusez-vous à franchir la ligne imaginaire et à avoir un pied dans chaque hémisphère. Dans le petit musée scientifique, testez des expériences ludiques pour prendre conscience de l’attraction terrestre à la latitude 0 : essayer de faire tenir un oeuf sur un clou, observer le sens d’écoulement de l’eau dans les éviers... Revenez également au point 0 de la culture nationale avec le musée ethnographique du site.

4

Se convertir au syncrétisme

Dans ce pays catholique, la foi chrétienne se teinte d’héritage précolombien. La religion importée par les Espagnols n’a pas été adoptée sans mal et pour l’assimiler plus facilement, plusieurs raccourcis ont été tracés avec les religions païennes indigènes. Le Christ fut ainsi apparenté à la divinité solaire, la Vierge à la Pachamama (l’entité terrestre nourricière), les saints ont pris la place des différents esprits de la nature récupérant leurs fonctions et symboliques. Les églises ont été bâties sur des temples centenaires. Les calendriers des fêtes religieuses ont fusionné comme la Fête-Dieu avec le Qoylluriti (culte solaire) ou la Saint-Jean avec l’Inti Raymi (nouvel an)... Pour autant, les vieilles superstitions sont tenaces et on croise encore dans les villages reculés des yachac (guérisseurs animistes), qui continuent à placer un foetus de lama dans les fondations des maisons ou à entasser les cailloux au passage d’un col. 

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