Désert de Liwa

16/01/2017

Plus grand que la France (650 000 km2), aussi inhospitalier que la Vallée de la Mort, dépeuplé des nomades qui auparavant sillonnaient les déserts sans souci des frontières, le Rub al-Khali (ou “quart vide”) est un bien commun des Émirats arabes unis, de l’Arabie saoudite, du sultanat d’Oman et du Yémen. Enclave de dunes au sein de cette redoutable forteresse de sable et de cailloux, le désert de Liwa, du nom de sa principale oasis, reste le plus fréquenté. Les amoncellements de sable à perte de vue, les points culminants tels que le Tal Mireb qui constitue la plus haute dune du monde (300 m de haut et une pente à 50°) transportent même les plus hermétiques dans un univers à la T.E. Lawrence.

La faune difficilement observable en journée est typique des milieux désertiques : scincidé et boa d’Arabie évoluent sous la surface des sables meubles pour se protéger d’un soleil de plomb, certaines espèces entrant même en estivation. Leurs multiples stratégies de défense contre un climat impitoyable ne sont pas très éloignées de celles des hommes du désert qui ont, au fil des millénaires, mis au point des méthodes sophistiquées de protection. Robes amples où l’air peut circuler, tentes aérées en permanence par les courants d’air au ras du sol, gestion de l’eau, irrigation des palmeraies, etc. Si les méthodes ont changé et que l’on cultive aujourd’hui sous serre, la palmeraie garde une forte identité bédouine. Les oasis de Liwa sont le berceau des deux familles régnantes de l’émirat d’Abu Dhabi, Al Nahyane et Al Maktoum. Mais elles furent aussi les premières pourvoyeuses de pêcheurs de perles !

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