Nos coups de cœur de la Vallée du Nil

02/01/2016

Le Steam Ship Sudan

Avec la création du Canal de Suez se développe le transport maritime et, dans son sillage, le tourisme de croisière. Thomas Cook développe ce secteur qui attire l'aristocratie britannique. Il y a un siècle, il met au point une nouvelle flotte de vapeurs, parmi laquelle figure le Steam Ship Sudan qui est aujourd’hui le dernier de ces navires toujours en circulation. Le charme des boiseries, le mobilier délicieusement suranné et le service « à l’anglaise » font d’une croisière à bord, un véritable voyage dans le temps. C’est assurément un monument de l’Égypte moderne qui se vit plus qu’il ne se visite.

Au rythme des Dahabiehs

Egyptiennes par excellence, au même titre que les felouks ou les sandals (de taille plus modeste), les dahabiehs constituent une très belle façon de descendre le Nil. Ces gracieux voiliers, qui peuvent mesurer jusqu'à soixante mètres de long, existent depuis l'antiquité pharaonique, la barque solaire de Khéops étant la première dahabieh connue. Elles ont été le moyen de transport privilégié sur l'axe nord-sud de l'Egypte aussi longtemps que les crues du Nil ont empêché de circuler sur ses rives. Alliant le confort du tourisme moderne à l'élégance antique, les dahabiehs permettent aux esprits rêveurs de vagabonder le long du Nil et de se perdre dans les tableaux intemporels de fellahins cultivant l'orge ou la canne à sucre.

Edfou et Kom Ombo

Situés sur la route entre Louxor et Assouan, les temples d'Edfou et de Kom Ombo sont des héritages de l’Egypte ptolémaïque. Ils ont la particularité d'avoir été extrêmement bien conservés dans le sable qui les recouvrait jusqu'à l'intervention de l'égyptologue Auguste Mariette, au XIXe siècle. Dédié au Dieu Horus, il faut pour entrer dans le temple d'Edfou passer sous un pylône de 36 mètres, gardé de part et d'autre par deux faucons, et d'immenses reliefs de Ptolémée XII. Kom Ombo, dominant le Nil de son promontoire, a la particularité d’être un temple double dont une partie est consacrée au dieu-crocodile Sobek et l’autre à Horus. On y trouve notamment sur ses bas-reliefs l’un des plus vieux traités de chirurgie.

Les villages nubiens

De Siou et de Koti sur l'île Eléphantine, on retiendra les ruelles dans lesquelles il fait bon se perdre, le parfum des jardins, qui embaument l'acacia, et la couleur des façades peintes, belles comme des tableaux impressionnistes. Profiter d'un toit terrasse pour admirer le Nil omniprésent (et potent), et d'une après-midi douce pour visiter le musée Animalia, consacré à la culture nubienne. D'une fin de journée pour boire le thé chez Baaba Dool, à Siou, et acheter de l'artisanat nubien. Prolonger la soirée par un concert et se laisser surprendre par la singulière rythmique de la musique nubienne, et de ses chants sacrés.

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