Géographie et environnement

12/12/2015

Géographie

Dominée par un climat désertique, l’Egypte se situe à l’extrémité est du Sahara. L’axe du Nil sépare celui-ci en deux avec d’une part le désert occidental, ou désert libyque, qui occupe les deux tiers du territoire égyptien, et de l’autre, le désert oriental, ou arabique. A l’exception de la bande littorale, au Nord, bordée par la Méditerranée, le reste du pays est soumis à un climat sec et aride, rarement ponctué de précipitations. Le territoire égyptien représente un quart de la longueur totale du Nil (6670 kms). Il se sépare en deux branches à une vingtaine de kilomètres du Caire pour former le Delta du Nil, avec la branche de Rosette à l’Ouest et la branche de Damiette, à l’Est. Entre les deux, une myriade de branches ont essaimé sur ces terres plates, contrastant avec le cours du fleuve dans le sud du pays, en Haute Egypte. Enserré des falaises bordant les plateaux libyque et arabique, le Nil y a creusé la vallée. Colonne vertébrale du pays en matière de ressources hydrauliques et d’agriculture, la vallée du Nil ne représente pourtant que 5% du territoire égyptien.

Faune

La faune égyptienne est essentiellement aviaire, car le Nil constitue un axe migratoire important. On peut même observer sur ses bords la plupart des oiseaux qui figurent sur les bas-reliefs de l’époque pharaonique : canards, ibis, cigognes, hérons, aigrettes et spatules. Ne cherchez pas de faune sauvage, elle n´a plus de place dans l’immense jardin qu´est devenue la vallée du Nil. Même le fameux Crocodile du Nil a quasiment disparu. On se consolera en regardant les buffles d´eau : domestiques, ils peuvent évoquer malgré tout, leur cousin d´Afrique noire.

Flore

En Egypte, la flore est absolument nilotique, à l’exception des quelques oasis dotées de palmeraies qui parsèment le désert occidental : palmiers et papyrus dominent le long de la vallée du Nil et jusqu’au fertile Delta. Le roseau est omniprésent.

Environnement

Depuis décembre 2003, l’Egypte a mis en place un Plan d’action national pour l’Environnement (PANE), qui permet une meilleure coordination des différentes actions. La qualité de l'air et de l'eau constitue l'un des principaux défis que doit relever le gouvernement : la pollution de l'air des zones urbaines est préoccupante ; elle est particulièrement dense au Caire, où les niveaux de fumée et de plomb dépassent souvent ceux que recommandent les directives de l'Organisme mondial de la Santé (OMS). Pour y remédier, l'Égypte retire progressivement du marché l'essence au plomb, introduit des véhicules équipés de gazogènes et réduit peu à peu la pollution industrielle et le déversement des eaux usées dans le Nil.


L´essentiel de l´eau utilisée en Égypte vient du Nil. Sa qualité est sérieusement menacée par les déchets industriels et agricoles non traités et par les eaux résiduelles. Le barrage d´Assouan a réduit le débit du fleuve et en retient les sédiments nutritifs, qui autrefois fertilisaient les terres arables du pays. Ces phénomènes entrainent la diminution de la quantité de sédiments dans le Delta, ce qui en réduit la surface et favorise l´érosion du littoral par la mer. Pour compenser cette perte, les agriculteurs sont contraints d´utiliser plus de fertilisants chimiques, qui contribuent à la pollution de l´eau. Confrontée à un approvisionnement restreint et à une population susceptible d'atteindre 90 millions de personnes d'ici 2025, l'Égypte devra trouver de nouveaux moyens de conserver l’eau.

L´immobilier et le ramassage des ordures, peu contrôlés dans les nouveaux centres touristiques le long de la côte orientale, ont sérieusement dégradé le littoral de la mer Rouge. Nous vous remercions de toujours respecter l´environnement du pays que vous visitez, et vous encourageons à sélectionner, autant que possible, des hébergements attentifs à ces questions, comme nous nous efforçons de le faire nous-mêmes.

Les autorités égyptiennes commencent à prendre conscience des problèmes environnementaux du pays : les eaux du Nil, la pollution de l´air au Caire, les écosystèmes fragiles sont l´objet d´un intérêt nouveau. Actuellement, plusieurs actions visant à la réduction des émissions industrielles polluantes sont menées par des organisations internationales comme la Banque mondiale ou des Etats, par l’intermédiaire d’agences de développement.

Divers facteurs contribuent à la dégradation du Nil, parmi lesquels l´amoncellement de déchets sur ses rives. Les ordures sont abandonnées dans la rue, sur les chemins, au bord et dans le Nil. On notera, au passage, qu’une large part de la pollution atmosphérique provient de l’incinération à ciel ouvert de certains de ces déchets. Le Caire est, depuis quelques années, doté de plusieurs usines de recyclage et, grâce à l’aide du gouvernement finlandais, un premier site d’enfouissement des déchets industriels a vu le jour en 2005. Notons encore que l'industrie sucrière et celle de l'aluminium (Naghamadi par exemple) sont cause de pollutions importantes.

Aujourd´hui, les bateaux de croisière stockent quasi systématiquement les déchets à bord, avant d’être évacués aux grandes escales, ou via des bateaux de ramassage opérant à Edfou et Assouan. Surveillance et respect des réglementations semblent désormais effectifs sur ce point. Mais, par manque de place, les embarcations plus petites abandonnent encore leurs poubelles sur les rives et les îles du fleuve. On trouve un peu partout sacs et bouteilles plastique, papier toilette, lingettes, boites de conserve, piles usagées... Le respect du fleuve est donc à la discrétion des équipages et de leurs passagers. 

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