4 conseils pour se fondre dans le décor.

18/01/2016
1

Compter les moutons

Dans les Highlands, parfois rebaptisées « Sheepland » (le pays des moutons), ne vous étonnez pas de trouver plus de moutons que d’êtres humains. Pour un Écossais, tout est bon dans le mouton et il vous faudra apprendre à composer avec l’animal. En voiture, arrêtez-vous jusqu’à ce que le troupeau ait traversé la route. Dépassez les troupeaux à faible vitesse et si possible avec beaucoup de distance. Ne klaxonnez sous aucun prétexte. Pour vous familiariser avec l’élevage ovin, passez une journée avec un dresseur de border collies, une race de chiens réputée pour sa capacité à rassembler les troupeaux. Le grand air vous a ouvert l’appétit ? Ça tombe bien, la cuisine écossaise fait la part belle à la viande de mouton, comme en témoigne son plat national, le haggis. Végétarien ? Craquez pour la laine de mouton d’Écosse, réputée pour sa résistance et ses qualités thermiques.

2

Oser le kilt

Tout commence au xviiie siècle. Très pauvres, les paysans des Highlands sont vêtus d’un simple tartan, une pièce de tissu qu’ils portent autour de la taille, retenue grâce à une ceinture, ou encore remontée sur l’épaule à la manière d’une toge. Avec l’exploitation de forêts dans les Highlands, on se rend compte que ce vêtement n’est pas adapté. Un tailleur remédie à cela en coupant les longueurs : le kilt est né et va vite devenir un symbole national. N’est-ce pas le vêtement qui va à l’encontre de tous les codes vestimentaires masculins ? Aujourd’hui, le kilt est surtout porté lors d’occasions formelles ou d’événements traditionnels tels que les Highland Games. Il gagne cependant en popularité dans la vie quotidienne et vous croiserez certainement des randonneurs, des danseurs ou des supporteurs du XV du Chardon vêtus de la célèbre étoffe. Quant à la question qui agite le monde depuis des générations, sa réponse, si réponse il y a, est souvent un trésor d’humour britannique.

3

Se mettre au vert

1754 : le Royal and Ancient Golf Club of Saint Andrews adopte les lois du jeu de golf, faisant de l’Écosse, la patrie de ce sport. Aujourd’hui, le pays compte la plus grande proportion de golfs par habitant au monde avec quelque 550 greens, le golf étant pratiqué par l’ensemble de la société écossaise. Dessiné en 1552 et affectueusement surnommé « the Old Lady », le Old Course de Saint Andrews est le terrain le plus ancien et le rêve de tout golfeur : environ 42 000 parties y sont jouées chaque année. La vieille dame a su s’adapter aux changements sociétaux en proposant notamment des tarifs étudiants. Pour jouer, les autres golfeurs devront s’armer de patience et réserver plusieurs mois à l’avance. Si vous faites partie des heureux élus s’apprêtant à jouer sur le Old Course, prévoyez des vêtements chauds et imperméables pour ne pas laisser la météo gâcher une journée exceptionnelle.

4

Entrer dans la danse

Août à Édimbourg rime avec festival. Depuis 1947 en effet, la capitale écossaise est notamment l’hôte de l’Edinburgh International Festival et de son cousin barré : le Fringe Festival. Ce pendant scottish du festival OFF d’Avignon – fringe se traduit par « marge » en anglais – attire plus de 3 000 spectacles et se veut protéiforme et populaire : hamburger et bières sont aussi incontournables que les collectifs d’artistes et les lieux insolites. Comédie, théâtre, concerts, physical theatre… L’offre artistique a de quoi déconcerter le spectateur. Pour vous y retrouver, dirigez plutôt vos pas vers George square ou Bristo square. C’est ici, au sud du National Museum of Scotland, dans un quartier appartenant tout entier à l’université, que les» grosses machines » du Fringe (Assembly, Underbelly, Pleasance, Gilded Balloon) ont établi de longue date leurs quartiers.

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