Les îles Féroé

21/01/2017

Où peut-on admirer un lac au sommet d’une falaise, déguster du mouton fermenté, observer plus de 300 espèces d’oiseaux et presque se prendre pour un hobbit en pénétrant dans une maison au toit d’herbe parfaitement intégrée au paysage ? Aux îles Féroé bien sûr, un chapelet d’émeraudes à mi-chemin entre l’Écosse et l’Islande, et province autonome du royaume du Danemark. Ce bijou peu connu de l’océan Atlantique passerait presque inaperçu avec ses moutons plus nombreux que les Féringiens. Pourtant, les Féroé sont remarquables par bien des aspects.

Excursions en mer, randonnées et observations ornithologiques composent le programme des amateurs de nature époustouflante. À l’extrême ouest de l’archipel, une balade sur l’île de Mykines nous mène d’un village isolé et intemporel au phare de Mykineshólmur, qui semble se dresser au bout du monde. Non loin de là, le village de Gásadalur surplombe l’impressionnante chute de Múlafossur, qui se jette dans l’océan. Un paysage grandiose qui nous projette instantanément dans un univers de contes et de légendes. L’exploration se poursuit par voie maritime vers l’intérieur de l’archipel aux vertigineuses falaises de Vestmanna, hautes de 700 mètres. Celles-ci accueillent en été les macareux, petits pingouins, guillemots et autres oiseaux de mer venus nicher là. Enfin, on ne manquera pas le lac Sørvágsvatn/Leitisvatn, irréel, qui semble flotter au-dessus de l’océan.

Au-delà d’une nature à couper le souffle, les îles Féroé bruissent d’une intense vie culturelle : en été, les festivals musicaux et concerts en plein air se multiplient et la plus petite capitale du monde, la pimpante Tórshavn aux couleurs bigarrées, accueille fin juillet les festivités d’Ólavsøka et sa course de bateaux d’antan. Moins réjouissant, le grindadráp (ou grind), massacre controversé de centaines de cétacés au nom de la tradition, rougit les eaux de l’archipel de juin à octobre, période où les globicéphales migrent le long des côtes féringiennes.

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