Géographie et environnement

15/08/2014

GÉOGRAPHIE

Émergeant de l’arc montagneux qui court entre le Péloponnèse et l’Anatolie, la Crète se situe sur une zone de subduction entre les plaques tectoniques européenne et africaine. Les moindres mouvements de ces deux géants terrestres sont fortement ressentis sur l’île qui a connu plusieurs cataclysmes au cours de son histoire.

Ses mouvements ont libéré des masses considérables de fragments calcaires constituant aujourd’hui trois massifs montagneux (montagnes Blanches ; mont Ida ; Dikti), un vaste plateau (Lassithi) enserré par deux plaines fertiles (Omalos et Messara), des gorges spectaculaires. La roche karstique, friable a offert une faible résistance à l’érosion, se creusant de grottes (3 000 recensées), refuges historiques imprenables des insurgés. Si la côte nord déroule ses plages de sable, la côte sud se partage entre falaises abruptes et criques accueillantes.

FAUNE

Hormis une espèce de chat sauvage endémique (felix sylvestris agrius) et le bouquetin kri-kri (capra aegipans – parc des gorges de Samaria), les mammifères de l’île ne se distinguent pas par leur originalité. L’avifaune en revanche comporte quelques belles espèces de rapaces : aigles royaux, aigles de Bonelli, gypaètes barbus et vautours fauves.

Il n’existe pas de serpents venimeux sur l’île et il ne faut pas se laisser impressionner par la couleuvre tesselle !  Un crabe d’eau douce géant peut parfois surprendre aux abords des rivières qui comptent nombre de tortues et batraciens.

La faune marine est constituée d’espèces communes à la Méditerranée : rougets, murènes, de rares espadons, les tortues caouannes résidant sur les plages de Matala. Dans les eaux occidentales de l’île, les dauphins batifolent accompagnés parfois de cachalots.

FLORE

L’île autrefois appelée “l’île boisée” ne garde de la forêt primitive que des lambeaux confinés dans les gorges notamment Samaria où l’on trouve cyprès, pins, genévriers, platanes et lauriers. En-dessous de 1 100 m, le maquis a remplacé la forêt endémique. Arbrisseaux, épineux, euphorbes poussent dans l’ouest de l’île. Les chênes voisinent avec un cyclamen natif (cyclamen creticum). La garrigue, appelée phrygana, couvre une bonne partie de l’île, spécialement dans les espaces de maquis dégradés. Elle est le territoire des plantes aromatiques, des jacinthes et de 200 espèces d’orchidées. Lauriers, plantes aromatiques, genêts, asphodèles et narcisses transforment les terres arides en éclatants tableaux lors des floraisons du printemps et en bouquets de senteurs l’été. Quelques zones humides abritent des gattiliers à fleurs bleues et des platanes.

ENVIRONNEMENT

Quel que soit l'environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou naturel, il est de sa responsabilité de respecter l'endroit qu'il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente les problèmes environnementaux spécifiques à la Grèce.
– Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d'infrastructure d'élimination de ces déchets. Par exemple : piles et batteries, médicaments périmés, sacs plastique. 
– La rareté de l'eau est aujourd'hui un problème mondial. Même si le pays visité n'est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets. 
– Dans la plupart des hôtels vous disposerez d'une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé de la couper systématiquement lorsque vous n'êtes pas présent dans la chambre, pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes. La climatisation n'est d'ailleurs pas absolument nécessaire sous tous les climats. 
– En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de "souvenir" : renoncer à cueillir des fleurs rares, à ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc. 

Sensibilisée récemment aux problèmes environnementaux, la Crète prend conscience peu à peu de la nécessité de mener en ce domaine une politique active, tenant compte de l’insularité : la déforestation historique de sa forêt a dépeuplé des milliers de kilomètres carrés, la gestion de l’eau demeure un casse-tête de même que le traitement des eaux usées.

La création d’un parc d’éoliennes à Lassithi et l’utilisation domestique de panneaux solaires constituent deux avancées quant à la fourniture d’énergie.

Le principal danger environnemental se tient dans une urbanisation très rapide et anarchique des côtes pour la création d’infrastructures touristiques. Heureusement depuis 1998, un code de l’urbanisme tente de raisonner les promoteurs. Mais force est de constater que le capital naturel de l’île est menacé par l’abandon des terres agricoles, la pénurie d’eau en haute saison sur la côte nord et les problématiques liées aux déchets et à leur traitement.

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