Géographie et environnement

14/09/2015

géographie

Au cœur de l’Amérique centrale, le Costa Rica est frontalier du Nicaragua (au nord) et du Panama (au sud). La mer des Caraïbes à l’est, l’océan Pacifique à l’ouest et les cordillères centrales conditionnent sa géographie et son climat. Le plateau central (altitude moyenne de 1 500 m), fertile et bénéficiant d’un climat très doux accueille les deux-tiers de la population. De part et d’autre des chaînes volcaniques les basses-terres littorales (golfe de Nicoya, golfe Dulce, baie de Coronado…) sont essentiellement agricoles, les côtes étant dédiées au tourisme. La forêt couvre la moitié de son territoire.

faune

La forêt est le royaume des insectes (parmi les plus visibles 7 000 espèces de papillons), des reptiles des lézards, iguanes, amphibiens (150 espèces de grenouilles dont les Dendrobatidae, venimeuses et colorées). Les oiseaux s’accommodent de tous les biotopes et constituent un trésor national. Du ara rouge aux colibris, des toucans à carène au quetzal, un festival de formes, de couleurs, de modes de vie attendent les observateurs attentifs et patients. Le merle fauve (Yigüirro) est l’emblème du pays.

Provenant de l’écozone néarctique (du Groenland au Mexique), coyotes, sconses, écureuils, ratons laveurs, cerfs de Virginie partagent leur territoire avec les coatis, singes (saïmiri d’Amérique centrale, capucin moine, atèle de Geoffroy, hurleur à manteau…), tapirs, tatous, kinkajous, paresseux, pécaris, jaguars, pumas, ocelots de l’écozone néotropique (de l’océan Arctique à l’Amérique centrale). Un melting-pot unique propre à l’Amérique centrale.

Les littoraux constituent des habitats privilégiés pour les tortues (tortue verte et tortue imbriquée sur la côte caraïbe, tortue noire et tortue de Ridley sur la côte pacifique, la tortue luth commune sur les deux côtes). La faune et la flore marines des récifs coralliens et les mammifères marins bénéficient de quelques zones de protection nationale ou internationale.

flore

Un patrimoine naturel exceptionnel (plus de 5 % de la biodiversité mondiale) que 151 parcs nationaux tentent de préserver intacts. C’est à la forêt que le pays doit cette richesse (75 % de la surface jusque dans les années 1950). Plusieurs écosystèmes se côtoient : forêts pluviales (ou sempervirentes, pluvieuse ou tropicale humide) prospèrent sous les climats chauds et humides ; la forêt tropicale sèche (ou trophyte) quand les saisons sont plus marquées (Guanacaste) ; la forêt de nuages située en altitude (plus de 1 500 m). Il faut également distinguer la forêt primaire où l’homme n’est pas intervenu de la forêt secondaire modifiée, créée ou exploitée par l’homme.

Les mangroves constituent en outre un facteur d’équilibre important sur les littoraux.
Avec une concentration de 615 espèces sur 10 000 km², le pays bénéficie de sa situation géographique au confluent des deux continents américains. 12 000 espèces de plantes vasculaires ont été répertoriées, dont 1 300 orchidées.

environnement

Le Costa Rica adhère à une quarantaine de traités internationaux environnementaux et dispose d’une solide législation dans ce domaine. Le pays fonde en grande partie son économie sur une exploitation raisonnée des ressources naturelles : engrais organiques, reforestation, écotourisme, etc.

C’est l’agriculture qui a joué le rôle moteur dans la reconversion "verte" de l’économie. L’élevage bovin extensif avait provoqué la disparition de 80% des couverts forestiers. Le recentrage des activités sur l’écotourisme a favorisé le reboisement (la forêt couvre aujourd’hui 50% de la surface du pays) et le million et demi de visiteurs annuel injecte près de 300 millions de dollars dans l’économie. Les subventions publiques sont également une puissante incitation à planter des arbres…

Le Costa Rica est classé en 2008 au Forum de Davos cinquième pays le plus avancé pour la préservation de l’environnement. Il s’oriente vers une diminution de ses émissions de carbone et s’est engagé à devenir climatiquement neutre d’ici 2021.
Au nombre de 151, les parcs et réserves naturels nationaux comprennent des îles, des plages, des forêts tropicales humides et sèches, des volcans, des sources thermales et trois réserves de biosphère (La Amistad, Cordillera Volcánica Central, Agua Y Paz)…
En dépit de ces efforts, d’imposants défis restent à relever : la lutte contre la déforestation (la moitié des bois commercialisés sont illégalement abattus), la préservation des zones de pontes de tortues (récolte des œufs, chasse à la tortue à écailles), le braconnage (en mer comme sur terre).

De plus, l’urbanisation des côtes (en particulier la côte du Pacifique) est à l’origine de nombreuses pollutions et réduit les espaces sauvages. La pollution des rivières, nappes phréatiques et eaux littorales par les produits phytosanitaires de l’agriculture (et en particulier des plantations de banane) ne semble pas gêner les autorités qui soutiennent un mode de développement intensif. La gestion des déchets, le traitement des eaux usées en ville, le trafic routier dense pourraient si des actions ne sont pas engagées noircir quelque peu le tableau idyllique du pays de “l’or vert”.

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