Santé en Colombie

06/01/2018

Vaccins obligatoires

Même si la vaccination contre la fièvre jaune n'est pas (encore) obligatoire à l'entrée en Colombie pour les voyageurs arrivant directement d'Europe ou des Etats-Unis, la multiplication des foyers de la maladie dans de nombreuses régions du pays et des pays voisins, et pas seulement dans les régions amazoniennes, justifie, dès maintenant, de la recommander à tous, hors rares contre-indications décidées par le Centre de vaccinations internationales.
Sa validité est maintenant prolongée « à vie » (mention qui doit être notée sur le carnet international, quelle qu'ait été la date de la vaccination). Elle peut, en outre, être exigée à la sortie du pays, pour les voyageurs prolongeant leur périple dans les autres pays d'Amérique du Sud, d'Amérique centrale et de toute la zone Caraïbe.
Attention ! La vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire pour pénétrer dans les parcs nationaux. Le carnet de vaccination peut être exigé à l'entrée de ceux-ci.
L’insistance actuelle avec laquelle nous recommandons, aux voyageurs en Amérique centrale, Amérique du sud (sauf Uruguay et Chili) et Caraïbes, la vaccination contre la fièvre jaune, même si elle n’est pas obligatoire à l’entrée pour ceux qui arrivent directement d’Europe ou des Etats-Unis, est moins liée au risque de contracter la maladie qu’à la variabilité du risque administratif en cas de voyage itinérant d’un pays de la région à un autre. D’autre part, la possibilité de modification de la Réglementation sanitaire internationale (recommandation devenant obligation) entre l’inscription à un voyage et le départ effectif, mais aussi la récente (juillet 2016) prolongation à vie de la validité de la vaccination, nous conforte dans nos incitations. Elles seront (ou non) confirmées par le médecin du Centre de vaccinations internationales, en fonction du risque et de la législation.

Paludisme

Même si le paludisme a été éradiqué d’une grande partie du pays, où une protection contre les piqûres de moustique (répulsifs peau et vêtements, moustiquaire) suffit mais s’impose (la dengue et maintenant le chikungunya ou le virus Zika pouvant être présents), les voyageurs dans les régions du bassin amazonien devront adjoindre à ces mesures de protection personnelle un traitement préventif : Atovaquone-Proguanil (Malarone ou un de ses génériques) ou Doxycycline sur prescription médicale. Compte tenu du risque d'effets indésirables, la prescription de méfloquine (Lariam) ne sera proposée aux voyageurs qu'en cas de bonne tolérance lors de voyages antérieurs ou de contre-indication aux autres médicaments actifs.

Vaccins conseillés

Rappels D.T. Polio à jour, rougeole pour les enfants, hépatites A et B.

Autres risques

Outre les habituels risques alimentaires, environnementaux, on pourra être confronté aux problèmes de sécurité de la ville et à ceux de la forêt. En Amazonie, posibilité de rencontre avec les animaux de la forêt (serpents de rivière, serpents à sonnette, araignées, grenouilles venimeuses…). Il est important de pouvoir décrire avec précision au médecin local, consulté sur place ou à distance par radio ou téléphone, l’animal responsable d’une morsure ou d’une piqûre.
Virus Zika : transmise par le même moustique que la dengue et le chikungunya, la maladie n'était pas considérée comme grave (fièvre, éruption cutanée, douleurs articulaires, guérissant en une huitaine de jours) jusqu'à l'apparition, lors de l'épidémie sévissant au Brésil, de lourdes complications neurologiques chez des nouveau-nés de mères ayant été en contact avec le virus Zika. Le risque de microcéphalies, source de lourds handicaps pour l'enfant, nous conduit, en accord avec les recommandations que vient de publier le Haut Conseil de Santé Publique, à conseiller aux femmes enceintes, en particulier en début de grossesse, de consulter leur médecin pour valider le projet de voyage.

Infrastructure

Les conditions sanitaires sont satisfaisantes à Bogota, à Carthagène ou à Cali, où les pathologies médicales et chirurgicales peuvent être prises en charge, après accord de la compagnie d´assurance et des services de l´ambassade de France.

Si, après leur lecture, vous n'avez pas trouvé réponse à toutes vos questions, vous pouvez les poser au docteur Adida : écrire au Docteur Michel Adida
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