Peuple et institutions

08/01/2018

Politique

Contrairement aux idées reçues, la Colombie connaît un régime politique relativement stable, en dépit des nombreux épisodes violents qui ont ponctué son histoire depuis l’indépendance du pays en 1819. La Colombie est une République, dont l’actuelle constitution a été adoptée en 1991. Elle se base sur une stricte séparation des pouvoirs, au sein de laquelle persistent tout de même quelques éléments d’un régime parlementaire. Le président est élu au suffrage universel pour 4 ans, non renouvelables depuis la réforme des pouvoirs en juin 2015. Il détient le pouvoir exécutif et est à la fois chef de l’État et du gouvernement, ainsi que l’autorité administrative suprême. Le pouvoir législatif est exercé par le Congrès, composé du sénat (102 membres) et de la Chambre des représentants (166 membres), élus pour 4 ans également. Le pouvoir judiciaire, enfin, est exercé par la Cour suprême, la cour constitutionnelle et le Conseil d’État.

Économie

Croissance : + 2 % (2016, France Diplomatie)
Taux de chômage : 9,2 % (2016, FMI)
Taux d’inflation : 7,59 % (2016, France Diplomatie)
Principaux clients : États-Unis (31,8 %), Panama (6,2 %), Pays-Bas (3,9 %), Équateur (3,9 %), Espagne (3,7 %) 

Les services constituent le principal secteur économique en Colombie : ils représentent plus de 59 % du PIB et 64 % de la population active. Le pays dispose également de nombreuses ressources naturelles qui font de l’industrie un secteur dynamique (34 % du PIB et 19,6 % de la population active). Le pétrole, notamment, représente en moyenne 50 à 55 % des exportations de la Colombie, ainsi qu’un tiers des investissements directs étrangers et un sixième des recettes budgétaires du pays. En 2015, la Colombie a donc subi de plein fouet la chute des cours des matières premières, particulièrement abrupte en ce qui concerne les hydrocarbures. La conséquence a été une dépréciation annuelle de 37,3 % du peso par rapport au dollar, qui avait pourtant été d’une grande stabilité les années précédentes.

Cependant, la croissance du PIB reste bonne (3,1 % en 2015, 2 % en 2016), plaçant la Colombie dans le peloton de tête des économies de la région, juste derrière le Pérou. Cette croissance du PIB s’accompagne d’une baisse du chômage et d’un recul de la pauvreté. Depuis 2015, le pourcentage de la population vivant en situation de pauvreté est enfin passé sous celui de la classe moyenne (28,2 % dans le premier cas, 30,5 % dans le second).

La situation est plus délicate du côté des prix des biens de consommation : l’inflation a, ses dernières années, dépassé l’objectif de la Banque de Colombie, fixé à 3 %. Cette importante hausse des prix s’explique d’un côté par la dépréciation du peso par rapport aux devises étrangères, et de l’autre par l’impact du phénomène climatique El Niño sur la production agricole et donc les ressources alimentaires du pays.

L’agriculture représente près de 7 % du PIB et emploie 16,3 % de la population active. De par le climat varié du pays, la production agricole colombienne est très diversifiée : café, canne à sucre, riz, maïs, bananes, bétails…

Peuples

Issue du métissage entre les colons espagnols, les Indiens autochtones et les esclaves africains, la population colombienne est très diversifiée. Elle se compose de personnes d’origine amérindienne et européenne (58 %), européenne (20 %), mulâtre (14 %), africaine (4 %), métisse africaine et amérindienne (3 %) et amérindienne (1 %).

On appelle criollos les descendants de familles espagnoles non métissées, et zambos les personnes ayant des origines à la fois africaines et indigènes. Les Indiens, aujourd’hui très minoritaires, se répartissent en 80 groupes ethniques.

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