04/10/2016

Point de départ de la route de la Soie, Xi’an fut longtemps l’égale de Rome et Constantinople. Bien que son faste se soit éteint dès le Xe siècle, elle demeure un exceptionnel témoignage de la richesse des mondes antiques. À l’intérieur des remparts de l’époque Ming (que l’on peut visiter à vélo ou à pied), parfaitement conservés, l’atmosphère cosmopolite de la cité de Changan (ancienne Xi’an) est encore sensible.

Élevé par l’ethnie Hui, le quartier musulman regorge d’échoppes, de cuisines de rue, d’artisans, de calligraphes, de fabricants d’huile de sésame. La Grande Mosquée a été fondée par la dynastie Tang au VIIIe s. puis agrandie et embellie par les dynasties Ming et Qing. Synthèse étrange entre les styles asiatique et musulman, elle s’ouvre sur un mur aux Esprits, d’ordinaire implanté à l’entrée des temples chinois. Les jardins du sanctuaire abritent une pagode faisant office de minaret ou une salle de prière aux tuiles vernissées turquoise arabe. Les arches de pierre sont calligraphiées par Mi Fu, initiateur de ce qui sera plus tard la peinture des lettrés, le Wenren hua.

La calligraphie, un art porté à son apogée par la dynastie Tang, constitue une autre face du patrimoine de Xi’an. Le musée de la forêt de Stèles conserve d’exceptionnelles pierres gravées de textes confucéens majeurs et de la plus ancienne chronique du christianisme d’Asie. Cette initiation à l’histoire ancienne se poursuit hors des remparts au Musée d’histoire du Shaanxi ou à la Grande Pagode de l’Oie sauvage. Ce monument abrita les premiers sutras bouddhiques importés d’Inde et traduits par le moine Xuanzang, auteur d’un récit fort bien documenté sur l’époque des Tang et le monde indien.

Manifestation célèbre du pouvoir impérial et peu à peu mise à jour, l’Armée des soldats de terre cuite est née au IIIe s. av. J.-C. pour accompagner l’empereur Qin Shi Huangdi dans l’au-delà. Outre l’aspect spectaculaire de ces bataillons sculptés, l’œuvre vaut pour l’infinité de détails dont sont pourvus les soldats, chacun d’entre eux possédant une facture qui lui est propre et devenant ainsi singulièrement humain. Les fosses se visitent de préférence en sens inverse de leur numérotation, pour ménager l’effet spectaculaire de la fosse n° 1.

Le plus Comptoir des Voyages

Savourer un xiaochi (snack) dans le quartier musulman.

Nous on adore

Sur le chemin du retour, s’arrêter au tombeau de l’empereur Jingdi, aussi impressionnant que l’Armée de terre cuite… et beaucoup moins fréquenté.

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