Pékin et la Grande Muraille

07/10/2016

Présidant au destin politique de la Chine depuis le XIIIe siècle, Pékin compte plusieurs merveilles inscrites au patrimoine de l’Unesco (Palais impériaux de la Cité interdite, Palais d’été et Jardin impérial, temple du Ciel, tombes impériales des dynasties Ming et Qing). Pourtant, bien loin d’une ville-musée, la capitale n’a cure du temps qui s’écoule. Au passé flamboyant des monuments s’agrège la frénésie de l’essor économique.

Pour s’en convaincre, le quidam suit le flot des visiteurs au temple bouddhique des Lamas à l’architecture raffinée, contemple Pékin au sommet de la tour du Tambour, s’initie à la vie intellectuelle du XVIIIe siècle au Collège impérial ou s’égare dans le labyrinthe symbolique de la Cité interdite (privilégier l’heure du déjeuner pour la visite). Il s’intègre dans les flux incessants des rues commerçantes de Dashilan et Xicheng, dans le marché aux Puces de Panjiayuan le week-end ou les artères branchées de Wangfujing Dajie en semaine, déambule dans le hutong de Nanluogu Xiang. Il s’initie à la cérémonie du thé, dîne à Ghost Street (Gui Jie), fait la fête le soir venu dans les allées arborées de Beihai et participe au sacro-saint karaoké. Il ne cesse d’être surpris par la combinaison d’un dense réseau urbain et de vastes parcs paysagers fréquentés à toute heure (Shichahai, Tian-Tian, etc.) se prêtant aux loisirs, aux arts martiaux, à la calligraphie, la contemplation ou la prière, car tous ou presque abritent un lieu de culte dont ils sont un prolongement religieux et philosophique : temple du Ciel, l’un des plus beaux ou les collines du Palais d’Été de l’impératrice Cixi, surnommé le « Versailles de l’Orient ». Sur la place Tian’anmen de triste mémoire, il appréhende l’épopée communiste dans ce qu’elle a de monumental et se rend pour son édification personnelle au révéré mausolée de Mao.

Le musée d’art, le temple Wanshou, le Capital Museum ou le 798 Art district dévoilent quant à eux une histoire de l’art extraordinairement riche, synthèse de cultures asiatiques millénaires. Il circule de préférence à vélo dans une ville bien conçue pour, ou en bus pour la couleur locale et s’en vient comme il est venu, une des caractéristiques du savoir-vivre chinois étant l’indifférence pour son voisin.

La Grande Muraille, qui a réuni les remparts de royaumes indépendants, mais n’a jamais fait preuve d’efficacité réelle, est encore la plus grande structure défensive jamais construite dans le monde. Elle s’aborde de préférence à Jinshanling où elle se distingue par ses remparts intérieurs intégrés à la muraille. Une randonnée de 2 heures aboutit à Mutianyu dont les 26 tours de guet datent de la dynastie Qing (VIe s.). Un téléphérique, un télésiège et un toboggan facilitent la promenade en famille.

La Résidence de montagne de la dynastie Qing à Chendge (à 230 km de Pékin) forme un ensemble représentatif de l’art des jardins artificiels du XVIIIe siècle dont l’influence s’est étendue dans le monde entier. Inscrite au patrimoine de l’Unesco, elle comprend un ensemble de douze temples impériaux éparpillés dans les collines, des lacs, pâturages et forêts.

Le plus Comptoir des Voyages

Se balader à vélo dans les hutongs et goûter quelques spécialités street food.

Nous on adore

L’animation populaire qui règne dans le parc de Tian-Tian au petit matin.

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