Le Yunnan

26/09/2016

La situation du Yunnan aux confins de la Chine, formant frontière avec l’Asie du Sud-Est et le Tibet, la distingue sensiblement d’autres régions chinoises. Des montagnes sacrées de l’Himalaya aux méandres tropicaux du Mékong, son paysage est un puzzle géographique propice à la mixité des populations. Il abrite 50 % des ethnies chinoises. Chacune d’elles s’est accommodée d’une nature prodigue et cependant difficile à domestiquer.

Depuis 1 300 ans, les minorités Yi et Hani façonnent les rizières en terrasses de Yuanyang (inscrites au patrimoine de l’Unesco) dont la gestion remonte à la dynastie Tang. Ces courts plateaux, aux couleurs changeantes selon les saisons sont irrigués par les forêts qui les entourent grâce à d’ingénieux systèmes de canaux et de fossés. Entre décembre et mai, inondés, ils deviennent « le miroir des cieux », selon un proverbe chinois. Ailleurs, le colza éclatant d’un jaune solaire, le maïs, les plantations de thé ou les fleurs sauvages des pentes himalayennes fournissent une incroyable palette de couleurs en contraste avec les chaînes montagneuses, les canyons profonds (Gorges du Tigre), les forêts de pierre (Shilin), les sources tumultueuses des fleuves, les lacs limpides (Dian Chi), les forêts denses ou les étendues désertiques du sud.

Richesses de la terre, richesses culturelles et richesses historiques : les villages portent les attributs d’une prospérité ancienne, parfaitement conservés comme à Lijiang ou Jianshui, véritable conservatoire de l’architecture classique han. Les villes en dépit d’une croissance accélérée conservent un savoir-vivre qu’il est agréable de côtoyer (Dali, Kunming). Pays de cocagne et réservoir patrimonial pour l’ethnie han (90 % de la population chinoise), le Yunnan est tout un symbole. La fréquentation s’est démultipliée ces dernières années, provoquant nombre de bouleversements dans les modes de vie et l’urbanisme. Aussi faut-il prendre soin de sortir des sentiers communément empruntés et des heures habituelles de visite pour s’éloigner des foules. Il suffit parfois de faire quelques mètres. La campagne regorge de chemins entre les villages, certaines berges du lac Dian Chi sont désertes et les rues tranquilles au soleil levant.

Le plus Comptoir des Voyages

Séjourner au village de Shaxi, ancien relais sur la route du Thé, resté dans son jus.

Nous on adore

Les rizières en terrasse de Yuanyang, autant de miroirs reflétant la beauté des paysages alentour.

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