4 conseils pour se fondre dans le décor

14/09/2016
1

S’essayer au tai chi chan

Pratiqué dès l’aube dans les squares et jardins publics des villes chinoises, le tai chi chuan est une pratique séculaire, l’une des cinq 5 branches de la médecine traditionnelle chinoise avec l’acupuncture, la diététique, la pharmacopée et le massage. La légende rapporte qu’ayant observé le combat entre un oiseau et un serpent, l’ermite taoïste Zhang Sanfeng comprit que le serpent avait été vainqueur grâce à ses mouvements souples et tout en courbes. Ce constat l’amena à poser les bases du tai chi chuan en élaborant 13 mouvements conçus pour équilibrer le qi, ou énergie vitale. L’exécution de ces mouvements est lente, souple et réalisée de manière continue. La respiration, calme et consciente, suit la succession des mouvements. Pour pratiquer le tai chi chuan avec succès, joignez-vous à un groupe. Même si sa maîtrise requiert de longues années de pratique, ses bienfaits se ressentent dès la première séance.

2

Négocier avec fermeté

La négociation fait partie de la culture chinoise et il faudra vous prêter au jeu à un moment ou un autre. Les centres commerciaux et les magasins franchisés ont une politique de prix fixes mais partout ailleurs – et même si une pancarte affirme le contraire – la négociation est de mise. Deux règles d’or : gardez le sourire quelle que soit l’issue de votre négociation et ne manifestez pas de manière trop flagrante votre intérêt pour l’objet convoité. Si vous ne connaissez pas la valeur de ce que vous souhaitez acheter, évitez de donner un prix. Laissez le commerçant le faire, puis prenez votre temps pour faire votre contre-proposition, et faites une offre comprise entre - 20 et - 50 % du prix de départ. N’hésitez pas à faire jouer la concurrence et à souligner les défauts de la marchandise. Enfin, ne vous acharnez pas quand une négociation devient difficile : après tout, vous êtes en vacances.

3

Décortiquer un crabe poilu

À Shanghai, l’automne donne le coup d’envoi de la saison du crabe poilu, un moment très attendu par les foodies de la métropole chinoise, qui raffolent de ce crustacé à la carapace brun-olive et dont les pattes velues, lui ont valu son nom. Pour le savourer comme un vrai Shanghaien, il vous faudra le choisir (vivant !), le décortiquer et le préparer par vos propres moyens. Si les femelles sont les plus grosses, les gourmets préfèrent la chair du mâle aux saveurs plus complexes. Après avoir été plongé dans l’eau bouillante, le crabe est prêt à être décortiqué. Commencez par retourner votre crabe sur le dos pour l’ouvrir en tirant sur sa partie triangulaire et retirer les œufs (non comestibles) et les branchies. Rompez le crabe en deux pour en déguster la chair, que certains relèvent de gingembre et de vinaigre. Retirez les pattes à l’aide d’une pince pour en extraire la chair ou mieux, aspirez bruyamment.

4

Acheter son yaourt

Avant même l’ouverture de la Chine au tout début des années 1980, le lait et les produits laitiers avaient leurs amateurs. Ainsi, Pékin n’a jamais cessé d’être approvisionné en yaourts fabriqués et vendus quotidiennement dans les échoppes des quartiers les plus populaires ou livrés à domicile. De nos jours, vous croiserez forcément l’une de ces boutiques au détour d’un hutong, l’occasion de vous arrêter et de partager avec les Chinois cette spécialité du Pékin d’antan, devenue symbole de la vie pékinoise. Le yaourt est vendu dans un pot de grès ou de plastique. Ces pots sont consignés : n’oubliez pas de les déposer en partant. Ne cherchez pas la petite cuillère : liquides, ils sont consommés avec une paille avec laquelle on perce leur bouchon éphémère. Traditionnellement, ils sont dégustés sur le lieu de vente, et particulièrement appréciés par forte chaleur ou pour éteindre le feu de certaines épices.

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