Géographie et environnement

19/12/2017

géographie

Étroite bande de terre qui se déploie sur plus de 4000 km de long, le Chili se compose de cinq grandes régions géographiques : le Norte Grande, qui englobe les 200 000 km2 du désert d’Atacama ; le Norte Chico, zone de transition entre les régions arides du nord et les plaines humides du sud (c’est ici que l’on peut admirer un spectacle rare et exceptionnel : el desierto florido ou désert fleuri) ; la Vallée centrale, où se concentrent 75 % de la population du pays ; la région des Lacs, patrie des Indiens mapuches ; la Patagonie et sa Terre de Feu, terre sauvage de tous les extrêmes tout au sud du Chili. À ce ruban arc-en-ciel s’ajoutent les îles du Pacifique : l’île de Pâques, à 3 760 km des côtes chiliennes, et l’archipel Juan Fernandez. Le pays est séparé de l’Argentine par la mythique cordillère des Andes.

faune et flore

Au Nord, dans l’implacable désert d’Atacama, ne poussent que quelques arbres (faux-poivrier, chanar) et cactus. Sur l’Altiplano, une flore un peu plus développée nourrit les fameux alpagas et vigognes, mais aussi des chinchillas, malheureusement menacés en raison de leur fourrure très prisée. D’élégants flamants se reflètent dans les eaux de certains lacs. Quant au condor des Andes, il plane sur toute la cordillère. Au centre du pays, les forêts sont mises à rude épreuve par les activités humaines. Y subsistent néanmoins pumas, ragondins et toutes sortes d’oiseaux colorés. La Terre de Feu est, quant à elle, le territoire du renard de Magellan. Autres espèces chiliennes notables : le pudu, le colocolo, le guigna (aussi appelé chat du Chili ou kodkod), le huemul ou encore le guanaco. Les côtes accueillent des populations d’otaries, de phoques, de lions de mer et de pingouins. Dauphins et baleines peuplent également les eaux environnantes.

environnement

Au début des années 1990, le Chili s’est lancé dans une véritable politique environnementale. Le pays a été l’un des premiers en Amérique latine à investir dans les énergies renouvelables. Cependant, la croissance économique de ces 20 dernières années s’est accompagnée d’une pression accrue sur l’environnement (pollution de l’air, de l’eau et des sols, perte d’habitats…). Le pays s’est doté en 2010 d’un ministère de l’Environnement, preuve d’une volonté réelle de s’améliorer, a mis en place un « impôt vert » (taxe carbone) et s’est engagé en 2015 à réduire de 30 % ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030. Mais il reste encore beaucoup à faire : en 2017, l’environnement ne pesait qu’à hauteur de 0,1 % dans le budget national. La gestion efficace des zones protégées (protection de la biodiversité), les pénuries et la pollution de l’eau, une pollution de l’air constamment élevée en zones urbaines et la gestion de ses déchets (95 % envoyés en décharge) comptent parmi les défis auxquels le Chili doit faire face en matière d’environnement.

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