À bouquiner, regarder…

24/12/2017

pages chiliennes

J’avoue que j’ai vécu, de Pablo Neruda (1974)

Les mémoires de Pablo Neruda parues quelques mois après sa mort, où se mêlent souvenirs et réflexions sur la poésie. À travers les portraits tracés d’une plume souple — ceux de célébrités (Allende, Aragon, Eluard, Garcia Lorca ou encore Picasso) ou d’anonymes — se dessine en filigrane celui de Neruda, révélant sa personnalité passionnée, curieuse et joviale. Mais si l’homme politique qu’il était a beaucoup voyagé, de consulat en consulat, le poète chilien rend aussi ici un hommage vibrant à sa terre natale.

La Maison aux esprits, de Isabel Allende (1982)

Le premier roman d’Isabel Allende figure en bonne place au sein du patrimoine littéraire latino-américain. S’y déploie une grande saga familiale où se nouent et se dénouent les intrigues entre les maîtres, les domestiques et les paysans du domaine, entre des hommes et des femmes ébranlés par l’amour ou l’ombre de la mort et dont les parcours projettent en ombres chinoises les troubles du peuple chilien tout entier. 

Cap Horn, de Francisco Coloane (1994)

Dans ce recueil de nouvelles, Coloane ébauche, de son style sec et saisissant, ce grand Sud chilien balayé par les vents. Au fil des quatorze récits, sombres comme le ciel de Patagonie avant l’orage, on croise des hommes au cœur rude comme les terres qu’ils habitent, et des bêtes peut-être plus sensibles qu’eux.

La Folie de Pinochet, de Luis Sepulveda (2003)

Le 11 septembre 1973, le général Pinochet prend le pouvoir. À l’occasion des trente ans du putsch chilien est paru cet ouvrage qui rassemble des articles de Sepulveda publiés dans la presse entre 1998 et 2000 suite à l’arrestation de Pinochet. Sous la plume de l’écrivain, ces chroniques politiques se teintent de littérature et de révolte.

Les Rues de Santiago, de Boris Quercie (2014)

Santiago est flic dans une ville qui porte son nom. Il n’a pas envie de tuer qui que ce soit en ce froid mardi matin. Pourtant, un jeune homme de quinze ans, membre d’un gang, tombe sous ses balles lors d’une arrestation. Santiago traîne alors son dégoût dans les rues, où il croise le chemin de la mystérieuse Ema Marin. Un polar mélancolique, mais incisif, sur fond de capitale chilienne où se croisent gangsters, prostituées, avocats véreux et flics ripoux.

le Chili à l'écran

Mon ami Machuca, de Andrés Wood (2004)

Le récit émouvant d’une amitié improbable dans le Chili des années 1970 : Gonzalo Infante, issu d’une famille blanche et aisée des beaux quartiers de Santiago, rencontre Pedro Machuca, issu d’une famille indigène vivant dans un bidonville. Les tensions politiques qui agitent le pays vont mettre leur camaraderie à rude épreuve.

Nostalgie de la lumière, de Patricio Guzmán (2010)

Ce documentaire hypnotique projette notre regard des confins des galaxies jusqu’au ras du sol. Bienvenue dans le désert d’Atacama, où le ciel est si pur que les astronomes se pressent ici derrière leurs télescopes ultras puissants dans l’espoir de résoudre certains des plus grands mystères de l’univers. Bienvenue dans le désert d’Atacama, où le sol est si sec qu’il conserve intacts les ossements anonymes des victimes disparues sous la dictature militaire de Pinochet.

No, de Pablo Larraín (2013)

En 1988, le peuple chilien doit se prononcer sur la présidence d’Augusto Pinochet lors d’un référendum que le dictateur consent à organiser sous la pression internationale. Du côté de l’opposition, un jeune publicitaire inventif, René Saavedra, conçoit une campagne inventive pour libérer le pays de l’oppression. Bien évidemment, le pouvoir en place ne voit pas cela d’un très bon œil…

Rara, de Pepa San Martin (2016)

Depuis la séparation de ses parents, Sara, 12 ans, vit avec sa petite sœur chez sa mère et sa nouvelle compagne. Leur vie ressemble à celle de n’importe quelle autre famille, tissée de tendresse et de complicité. Mais lorsque le père de Sara tente d’obtenir la garde des deux petites filles, le doux équilibre familial est mis à rude épreuve.

Neruda, de Pablo Larraín (2016)

En 1948, le président chilien Gabriel González Videla lance un mandat d’arrêt contre le politicien communiste et célèbre poète, Pablo Neruda. Ce biopic fantasque et flamboyant relate la traque rocambolesque menée par le policier fasciste Oscar Peluchonneau.

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