Kompong Thom

24/08/2014

Située idéalement entre les deux grands pôles de Phnom Penh et Siem Reap, Kompong Thom ne se distingue pas par son patrimoine mais par sa douceur de vivre. Les quais de la rivière Stung Sen sont bordés d’anciennes et intéressantes villas coloniales. 

La cité s’organisait selon le plan classique des villes indiennes : un édifice placé au centre (mont Meru) auquel on accède par une succession de petits sanctuaires, un mur d’enceinte, des douves. Il en demeure aujourd’hui trois groupes distincts : au Nord et au Sud (viie s.), les tours octogonales portent encore de rares sculptures. Plus rudes, aux formes plus sommaires (carrés ou barlongs), les édifices ont été construits en brique et/ou en grès.

Le groupe central, plus tardif, a été victime du temps, hormis le temple du Lion (prasat Tor) aux linteaux maladroitement restaurés. Néanmoins, tout le site dégage un charme délicat. Il est inscrit sur la liste indicative du patrimoine de l’Unesco. De tous les Bouddhas couchés sculptés dans le flanc de la colline de Phnom Santuk, trois sont vraiment imposantes, dix mètres de longueur et représentent le parcours de Bouddha pour atteindre le Nirvana.

Le panorama vaut le détour. Depuis Kompong Thom, il est facile de rejoindre le vaste site patrimonial de Sambor Prei Kuk, dont les temples sont d’époque préangkorienne. Il fut sans doute la capitale du royaume du Chen-la, indianisé et converti au culte de Harihara, une divinité combinant les traits et les pouvoirs de plusieurs divinités, Trimurti Shiva et Vishnou. 

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