Beng Melea

29/08/2014

La postérité de Beng Melea doit beaucoup à Bernard-Philippe Groslier, qui entreprit les premières fouilles systématiques du site d’Angkor entre 1960 et 70. Après avoir dévoilé la structure de la ville d’Angkor Thom, son réseau hydraulique, la topologie exacte de ses temples, l’archéologue poussa ses explorations dans la région, entre autres sur le site de Beng Mealea.

Situé à 60 km à l’est de Siem Reap (la ville porte d’entrée du site d’Angkor), ce temple semble oublié des campagnes de restauration. Rendu fantasmatique par la généreuse végétation locale, il possède un charme semblable à celui de Ta Phrom.

Contemporain d’Angkor Wat, Beng Mealea conserve de nombreuses sculptures de visages présentés de face et une décoration raffinée. Une voie royale où surgissent des restes des nâgas protecteurs mène au temple-cité.

Selon le plan classique, le sanctuaire se dresse au centre d’une enceinte pourvue de quatre entrées correspondant aux quatre points cardinaux et cernée de douves. La tour figurant le mont Méru, écroulée, comprenait trois enceintes concentriques, des gopuras (pavillons marquant ses entrées).

Une bibliothèque (ou bannalai) s’ouvre sur un chaos pierreux. Surgissant des ruines, de beaux reliefs dédiés au Râmâyana défient le temps. À l’abri des grands mouvements touristiques d’Angkor, le site distille une séduisante nostalgie qui n’aurait pas déplu à Pierre Loti lors de son voyage en 1901. Il emporta les faveurs de Jean-Jacques Annaud qui y situa la résidence de ses tigres pour le film Deux frères en 2003.

Le plus Comptoir des Voyages

La visite de ce temple hors des grands classiques de la zone d’Angkor Wat.

Nous on adore

Le fait que le temple de Beng Mealea soit, de tous les temples d’Angkor, le seul qui soit véritablement resté à l’état naturel et qui donne un formidable aperçu du travail de la nature sur le travail des hommes.

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