Santé au Brésil

29/06/2014

Vaccins obligatoires

Même si la vaccination contre la fièvre jaune n'est pas (encore) obligatoire pour les voyageurs arrivant directement d'Europe ou des Etats-Unis, la multiplication des foyers de la maladie dans de nombreuses régions du pays et des pays voisins, et pas seulement dans les régions amazoniennes, justifie, dès maintenant, de la recommander à tous, hors rares contre-indications décidées par le Centre de vaccinations internationales.
Sa validité est maintenant prolongée « à vie » (mention qui doit être notée sur le carnet international, quelle qu'ait été la date de la vaccination). Elle peut, en outre, être exigée à la sortie du pays, pour les voyageurs prolongeant leur périple dans les autres pays d'Amérique du Sud, d'Amérique centrale et de toute la zone Caraïbe.
L’insistance actuelle avec laquelle nous recommandons, aux voyageurs en Amérique centrale, Amérique du sud (sauf Uruguay et Chili) et Caraïbes, la vaccination contre la fièvre jaune, même si elle n’est pas obligatoire à l’entrée pour ceux qui arrivent directement d’Europe ou des Etats-Unis, est moins liée au risque de contracter la maladie qu’à la variabilité du risque administratif en cas de voyage itinérant d’un pays de la région à un autre. D’autre part, la possibilité de modification de la Réglementation sanitaire internationale (recommandation devenant obligation) entre l’inscription à un voyage et le départ effectif, mais aussi la récente (juillet 2016) prolongation à vie de la validité de la vaccination, nous conforte dans nos incitations. Elles seront (ou non) confirmées par le médecin du Centre de vaccinations internationales, en fonction du risque et de la législation.

Paludisme

Il est présent toute l'année dans tout le bassin amazonien. Le voyageur devra adopter des mesures de protection d'abord individuelles, qui le protègeront aussi contre d'autres insectes, vecteurs d'autres maladies (fièvre jaune, dengue, chikungunya, virus Zika) : répulsifs cutanés et vestimentaires actifs, port de vêtements couvrants, moustiquaires imprégnées. La prévention médicamenteuse, impérative en Amazonie, sera assurée par la prise d'Atovaquone-Proguanil (Malarone ou un de ses génériques) ou de Doxycycline, non nécessaire dans le Brésil « non amazonien ». Compte tenu du risque d'effets indésirables, la prescription de méfloquine (Lariam) ne sera proposée aux voyageurs qu'en cas de bonne tolérance lors de voyages antérieurs ou de contre-indication aux autres médicaments actifs.

Vaccins conseillés

Comme toujours et partout, il est important d'être immunisé contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche et la poliomyélite, les hépatites A et B et, selon les conditions de voyage la typhoïde et la rage (transmisison par les chauves-souris dans l'état de Para).

Autres risques

Vous y échapperez en observant les conseils que nous vous avons donnés dans nos recommandations générales sur les problèmes alimentaires, environnementaux ou comportementaux (insistons cependant ici sur les risques que représentent les maladies sexuellement transmissibles). Les risques seront très différents, bien sûr, selon que vous assisterez au carnaval de Rio ou que vous explorerez en pirogue un bras de l'Amazone. Dans toute l'Amazonie, les risques de morsures d'animaux venimeux (serpents, mygales ou autres araignées) sont réels. En ville, vous pourrez être confrontés à la petite (ou à la grande) délinquance, souvent liée aux problèmes de toxicomanie.
Virus Zika : transmise par le même moustique que la dengue et le chikungunya, la maladie n'était pas considérée comme grave (fièvre, éruption cutanée, douleurs articulaires, guérissant en une huitaine de jours) jusqu'à l'apparition, lors de l'épidémie sévissant au Brésil, de lourdes complications neurologiques chez des nouveau-nés de mères ayant été en contact avec le virus Zika. Le risque de microcéphalies, source de lourds handicaps pour l'enfant, nous conduit, en accord avec les recommandations que vient de publier le Haut Conseil de Santé Publique, à conseiller aux femmes enceintes, en particulier en début de grossesse, de consulter leur médecin pour valider le projet de voyage.

Infrastructure

L'infrastructure sanitaire peut être considérée comme excellente dans les grandes villes, mais la prise en charge de problèmes graves risque d'être onéreuse, surtout dans les établissements privés. Il est souhaitable, avant toute décision, de prendre contact avec la société d'assistance et les services de l'ambassade de France au Brésil à Rio tél. : (55 21) 210 12 72 ou 220 37 21, à Brasilia tél. : (55 61) 312 91 00.

Si, après leur lecture, vous n'avez pas trouvé réponse à toutes vos questions, vous pouvez les poser au docteur Adida : écrire au Docteur Michel Adida
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