Peuples et institutions

16/04/2017

politique

Célèbre pour son instabilité politique (160 coups d’État depuis 1825), la Bolivie, aujourd’hui une république parlementaire, ne connaît véritablement la démocratie que depuis 1982. En janvier 2009 a été approuvée par référendum une nouvelle constitution qui octroie plus de droits aux populations indigènes, renforce le pouvoir économique de l’État et assure la séparation de l’Église et de l’État.

Le président, élu tous les 5 ans au suffrage universel direct, est à la fois le chef de l’État et le chef du gouvernement. Il nomme les ministres. Le pouvoir législatif est réparti entre le Sénat, qui compte 36 membres, et la Chambre des députés, composée de 130 sièges. La plus haute instance judiciaire du pays est le Tribunal suprême de Justice.

économie

  • Croissance : +4 % en 2015
  • Taux de chômage : 3 %
  • Taux d’inflation : 4 %
  • Principaux clients : Brésil (31 %), Argentine (17 %), États-Unis (15 %), Pérou (5 %)

La Bolivie a connu de grandes réformes libérales dans les années 1990. Mais depuis l’élection d’Evo Morales à la présidence de la République en décembre 2005, la tendance est au souverainisme avec, par exemple, l’étatisation des secteurs énergétiques (hydrocarbures et électricité), ce qui ne favorise pas la confiance des investisseurs.

Les indicateurs macro-économiques sont cependant encourageants et le taux de croissance de la Bolivie était en 2015 l’un des plus élevés de la région. Le pays dispose également d’importantes ressources naturelles. En plus de détenir les deuxièmes réserves de gaz du sous-continent (principale exportation du pays) et les premières réserves de lithium au monde, il peut aussi compter sur d’importantes ressources minières (fer, cuivre, étain, etc.).

La dette publique bolivienne est faible (10 % du PIB), ce qui lui a valu une réévaluation positive de sa note de risque par les agences de notation en juillet 2016.

En dépit de la politique de redistribution du président Morales et des progrès économiques notables, la Bolivie reste, avec un PIB par habitant de près de 3000 USD, l’un des pays les plus pauvres de la région. 20 % de sa population vit encore dans l’extrême pauvreté.

peuples

La population bolivienne est composée de trois grands groupes : les Amérindiens (entre la moitié et les deux tiers de la population), représentés en large majorité par les ethnies quechua et aymara, les métis (près d’un tiers de la population) et les personnes de descendance européenne (entre 10 et 20 %).

Les Aymaras vivent principalement dans les régions nord et centre de l’Altiplano. Les Quechuas, quant à eux, en peuplent la partie sud. On les trouve également dans les vallées de Cochabamba, Chuquisaca et Potosi.

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