Nos coups de cœur dans le Sud

07/05/2017

prendre le train pour Uyuni

Pour se laisser hypnotiser par les vastes paysages de l’Altiplano, quoi de mieux qu’emprunter les rails, direction Uyuni ? À Oruro, on saute dans le train couleur d’argent orné d’épais rubans jaune et bleu, l’Expreso del Sur. Bien vite, on s’abandonne au doux roulement du wagon, les yeux glissant sur les terres rases, butant à peine sur les montagnes violettes ou verdelettes qui semblent peintes à même la toile du ciel. Aux abords du lac Poopo, on laisse son regard ricocher sur l’eau étale. Quand le sol se met à peler et à blanchir, c’est signe qu’on approche de notre destination… À la nuit tombée enfin, le train ralentit puis, dans un long soupir, s’immobilise. Demain, à vous les étendues limpides du Salar d’Uyuni !

se recueillir au cimetière des trains

À 3 km de la gare d’Uyuni, en plein désert, un convoi fantomatique se détache sur l’horizon. Cortège désormais immobile, plusieurs carcasses métalliques de locomotives et de wagons reposent ici, sous le soleil brûlant. Ces colosses de fer, qui servaient au transport de minerais à la fin du XIXe et au début du XXe siècle, sont de vraies pièces de musée, les vestiges d’un âge d’or aujourd’hui révolu. Entre squelettes rouillés et wagons désossés, perdus au milieu de nulle part, on s’arrête un instant pour goûter à l’atmosphère mélancolique, presque méditative des lieux.

dormir dans un hôtel de sel

Passer la nuit dans un hôtel entièrement construit avec des blocs de sel, cela ne manque pas de… sel. Humour déplorable mis à part, séjourner à l’hôtel Tayka de Sal reste une expérience unique. Située sur la rive nord du Salar de Uyuni et au pied du volcan Tunupa, cette oasis minérale au charme un tantinet rustique ne pourrait être plus dépaysante. Une lumière opaline s’infiltre dans les chambres, créant une atmosphère apaisante et sereine. Dans chaque recoin, des élégantes cours intérieures aux toits translucides à la salle des repas, avec sa prodigieuse cheminée circulaire et sa vue sur les îles Pescado et Incahuasi, hérissées de cactus, une magie indescriptible opère et pénètre les sens.

arpenter les ruines incas de Cochabamba

Incallajta, dont le nom signifie « ville de l’Inca », c’est un peu le Machu Picchu de la Bolivie. Avec les îles du Soleil et de la Lune sur le lac Titicaca, c’est le plus important héritage inca du pays. Pour s’y rendre, il faut avaler les 130 km de routes sèches aux paysages brûlés par le soleil qui sépare le site archéologique de la ville de Cochabamba. Incallajta, reculé et niché au flanc des Andes, se mérite. Les lieux, qui rassemblaient à la fois une forteresse militaire, un centre politique et administratif et une cité cérémonielle, témoignent de la splendeur de l’Empire inca. Monumental, colossal, immense… Les adjectifs ne manquent pas pour décrire le principal vestige du site, La Kallanka, impressionnant bâtiment de 22 mètres par 78 dont les murs se dressent encore avec audace vers le ciel.

Retour haut
En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation des cookies pour disposer de services et d'offres adaptés à vos centres d'intérêts. Pour en savoir plus, cliquez ici.