Nos coups de cœur à La Paz et au lac Titicaca

12/05/2017

faire un selfie au mirador Killi-Killi

Du mirador Killi-Killi, nommé d’après un petit oiseau de proie qui prospère dans la région, dans le quartier populaire d’El Alto, on embrasse La Paz d’un seul regard et d’un bon du cœur. L’on serait tenté d’ouvrir grand les bras et de crier « Je suis le roi du monde » si le manque d’oxygène ne nous coupait pas le souffle… à moins que ce ne soit la vue la responsable ? De notre fabuleux perchoir, on découvre l’organisation de la ville : une grappe de tours, des immeubles qui se tassent à mesure qu’ils grimpent à flanc de montagne, une marée d’habitations couleur brique, que viennent égayer quelques touches pétantes de vert, de bleu ou de jaune... S’il y a une photo souvenir à faire, c’est bien ici : dites cheese !

assister au baptême des voitures de Copacabana

Chaque jour, devant l’église de Copacabana, d’un blanc immaculé presque aveuglant, des dizaines de véhicules rutilants, ornés de fleurs, rubans et banderoles colorées, défilent joyeusement pour la bendición de movilidades, le baptême des voitures. L’assurance automobile n’étant pas obligatoire dans le pays, les Boliviens préfèrent s’en remettre à la bénédiction de la Vierge, choix plus économique et plus festif. Une fois le véhicule béni par un prêtre, les propriétaires se précipitent pour verser de la bière sur ses roues… avant de s’en envoyer une dans le gosier !

se faire peur sur la Route de la mort

Une soixantaine de kilomètres de pur frisson ! Voilà ce qui vous attend avec le Camino de la muerte (la Route de la mort). La route des Yungas, au nord-est de La Paz, est connue pour être la plus dangereuse du monde. Étroite, elle serpente à flanc de montagne et est bordée par un précipice vertigineux. Maintenant qu’un nouveau tracé permet de contourner ce tronçon, les Boliviens l’évitent. Mais les cyclistes (étrangers) en quête d’adrénaline viennent y flirter avec le danger. Une extrême prudence reste de rigueur.

randonner sur les chemins incas

On commence par goûter le silence des montagnes et l’eau fraîche des torrents. Puis on traverse des constellations de huttes aux toits de chaume qu’on qualifierait à peine de village et on sourit aux enfants qui nous abordent en chemin pour nous vendre des friandises. On croise le regard fier de lamas arrogants… Enfin, après de longues heures de marche, une halte pour la nuit, la végétation s’étoffe peu à peu, devient de plus en plus exubérante, et décline ses nuances de vert à l’infini. L’air se charge d’humidité… On a quitté le monde minéral des Andes pour s’enfoncer dans les forêts primaires des Yungas. Partout où la Cordillère est franchissable, on trouve des chemins précolombiens qui descendent dans les vallées, vestiges des relations commerciales qui existaient à l’époque de l’Empire inca entre les habitants de l’Altiplano et ceux du bassin amazonien. Le Choro, le Yunga Cruz ou le Takesi… Autant de noms qui invitent à l’aventure sur les sentiers du passé.

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