L’Amazonie

03/05/2017

Remonter les eaux brunes du fleuve Beno en pirogue, siroter un jus de canne à sucre, boire de l’eau de pluie à même une liane coupée, déjeuner d’un piranha grillé, se frapper le torse en hurlant comme Tarzan du haut d’un arbre… Voilà ce qui vous attend en Amazonie (à part l’imitation de Tarzan, le meilleur moyen d’annihiler toutes vos chances d’observer la faune sauvage… ou de vous casser le cou). Mais soyez prévenus : entre les moustiques voraces, la touffeur de l’air, les araignées, grenouilles et serpents venimeux ou encore les conditions de confort souvent rudimentaires, une excursion dans la forêt tropicale n’est pas une promenade de santé.

On aborde l’Amazonie par la petite ville de Rurrebaque, au bord du Rio Beni, d’où on aperçoit pour la première fois la selva, la jungle, que la brume drape de mystère. Bien vite, la végétation se fait si dense que les rayons du soleil ne parviennent plus jusqu’aux sous-bois. L’avantage, c’est que les épais feuillages protègent aussi de la pluie tropicale. Alors qu’on respire le parfum entêtant d’une fleur exotique, un cri à glacer le sang déchire le calme : des singes hurleurs s’éloignent en quelques bonds à la cime des arbres.

L’autre visage de l’Amazonie, c’est la pampa, que privilégieront les amateurs de safaris animaliers. Anacondas, dauphins roses, caïmans, jaguars (dont vous ne verrez probablement rien de plus que les empreintes)… La biodiversité y est tout aussi étourdissante, mais plus facile à observer. L’extravagance de la jungle fait ici place à une végétation rase, par endroit marécageuse. On se déplace en barque sur des bras d’eau, se frayant un chemin à travers les rideaux de moustiques, guettant le regard phosphorescent d’un caïman à la surface…

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