Géographie et environnement

15/05/2017

géographie

La Bolivie est un pays enclavé grand comme deux fois la France. Bordée par la Cordillère des Andes à l’Ouest et l’Amazonie à l’Est, elle est, avec le Paraguay, l’un des deux seuls pays d’Amérique du Sud à ne pas avoir accès à la mer.

La Bolivie, au relief contrasté, peut être découpée en trois zones principales : les montagnes et l’Altiplano à l’Ouest, les terres basses et les plaines tropicales de l’Est, et les vallées verdoyantes qui servent de point de contact entre les Andes majestueuses et l’Amazonie.

L’Altiplano est un haut plateau situé à plus de 3 000 m au-dessus du niveau de la mer, entouré de deux chaînes montagneuses, la cordillère Royale et ses 300 sommets culminants à plus de 5 000 m d’altitude, et la cordillère Occidentale, piquée de volcans. Région la plus peuplée de Bolivie, c’est également celle qui offre les paysages les plus stupéfiants.

Les Yungas, situées au nord-est de La Paz, et les vallées tempérées des pentes orientales jouissent d’un climat plus doux et humide, propice à une luxuriante végétation. Ses terres fertiles font de la région le grenier de la Bolivie.

Enfin, au nord et à l’est, s’étendent les vastes plaines d’El Oriente, prolongement du bassin de l’Amazone qui couvre les deux tiers du territoire bolivien. Incroyablement riche en matières premières, cette zone de plaines torrides et verdoyantes comprend également la partie bolivienne du Pantanal, la plus grande réserve de faune et de flore du monde.

faune et flore

La biodiversité bolivienne est parmi les plus riches du monde. La faune et la flore se répartissent en fonction de la géographie du pays et offrent donc d’importants contrastes d’une région à l’autre.

Les zones montagneuses sont caractérisées par la présence de lamas, d’alpagas (domestiqués) et de guanacos (sauvages). On trouve également quelques espèces de rongeurs comme le chinchilla, le viscacha, le mara et le cui. Avec de la chance, vous apercevrez peut-être un condor, l’oiseau de proie vénéré par les Incas. Et pour admirer les flamants de James, rendez-vous dans le sud de l’Altiplano.

Près des rivières des plaines orientales, grenouilles, crapauds, lézards et insectes aux mille formes et couleurs abondent. Des capybaras (les plus gros rongeurs du monde), des fourmiliers, et même des pumas arpentent également ces terres.

Les forêts du nord abritent quant à elles jaguars, paresseux, tapirs et plusieurs espèces de singes. Les eaux, peuplées de caïmans et piranhas, n’invitent pas vraiment à la baignade ! Levez les yeux pour peut-être apercevoir des oiseaux aux plumages plus étourdissants et colorés les uns que les autres. En outre, parmi les 60 parcs et réserves nationaux, le Parque National Noel Kempff et le Parque Nacional Madidi réjouiront les amoureux de la faune. Le premier rassemble à lui seul plus de 500 espèces d’oiseaux et le second plus de 1000 !

La flore bolivienne n’est pas en reste. Sur les hauteurs de l’Altiplano, nues et souvent salines, peu de végétaux subsistent. Un petit arbre résistant à l’altitude (on le trouve à plus de 3 000 m), le queñua, de la famille des polylepis, y pousse pourtant. La Bolivie est également un des rares pays où l’on trouve une plante hors du commun pouvant atteindre plusieurs mètres de haut et à la floraison unique : Puya Raimondii. Dans la luxuriante région des Yungas prospère une grande variété de plantes tropicales : feuillus, plantes aromatiques et médicinales, arbres fruitiers… Dans les terres basses de l’Oriente, riches de milliers d’essences, la végétation est grandement influencée par l’hydromorphie des sols (leur degré de saturation en eau) et la durée de la saison sèche.

environnement

La Bolivie est le pays avec la plus grande surface mondiale de forêts exploitées de façon durable, mais la déforestation sauvage pour l’agriculture, l’élevage et l’extraction minière pose malgré tout problème. Le pays souffre également des effets du changement climatique : désertification, inondations, glissements de terrain, développement de maladies infectieuses dû à la dégradation des conditions sanitaires de la population… On peut aussi penser à la catastrophe écologique que représente l’assèchement du lac Poopo, le deuxième plus grand lac du pays après le lac Titicaca.

Le gouvernement Morales souhaite faire de la Bolivie le centre énergétique du continent sud-américain. Cela implique un système économique fondé sur l’exploitation des ressources naturelles, ce qui est par ailleurs en contradiction avec les intentions écologistes présentées par le président bolivien sur la scène internationale et génère de vifs conflits socio-environnementaux dans le pays. Les ONG écologistes (internationales et locales) ont ainsi fait l’objet de menaces de la part du gouvernement.

Lancement d’un programme nucléaire, relance d’un projet de mégabarrage hydroélectrique qui inonderait 200 000 ha de forêt tropicale, décret autorisant l’exploration et l’exploitation d’hydrocarbures dans les zones protégées du pays (qui couvrent 15 % du territoire) d’un côté… Organisation de la Conférence mondiale des peuples sur le changement climatique et la défense de la vie en amont de la COP21 de l’autre… En matière d’environnement, le gouvernement bolivien n’en est plus à une contradiction près.

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