Nos petits secrets dans la région des Cités Anciennes

28/06/2014

Louer une charrette à cheval

La visite du site très étendu de Bagan se fait à pied pour les moins pressés, à vélo pour les plus impatients, en charrette à cheval pour les plus aventureux. Ce moyen de transport, outre qu’il limite l’effort, permet de visiter des pagodes très éloignées les unes des autres. Toutefois, habituellement les conducteurs prévoient un circuit réservé aux stûpas les plus réputés. Il faudra vous montrer convaincant pour rejoindre les moins fréquentés, voire isolés. Mais la récompense sera à la hauteur de vos efforts : vous pourrez profiter du coucher de soleil en toute quiétude !

La visite de la fabrique de feuilles d'or

Les feuilles d’or pieusement déposées par les fidèles sur les statues sont préparées manuellement à partir de petits lingots. Aplatis, étirés jusqu’à devenir un ruban, ils sont ensuite coupés et placés entre deux feuilles de bambous. Rassemblés par unité de 200, les cubes sont martelés puis à nouveau répartis entre des feuilles végétales. Le martelage se poursuit autant de fois que nécessaire. Trois hommes se succèdent : le premier chauffe le métal, le second l’aplatit, le troisième sépare les bambous du métal précieux. Les femmes les relaient pour la dernière opération de martelage. L’opération dure toute une journée et se révèle éprouvante.

La pagode Mahamuni

À Mandalay, la pagode Mahamuni connut une histoire mouvementée. Son Bouddha, le plus fiévreusement vénéré du pays, provient du royaume de l’Arakan, conquis par les Birmans au xviie siècle. La prise était si belle que le roi fit élever une pagode somptueuse dont malheureusement… il ne reste rien. L’actuel sanctuaire qui date du xxe siècle déborde d’ors et de couleurs dans un patchwork désordonné. Les fidèles viennent en grand nombre à une heure matutinale assister à la toilette du visage du Bouddha. Son corps difforme porte plusieurs milliers de kilos de feuilles d’or que seuls les hommes ont le droit d’apposer sur sa panse.

La pagode Shwezigon              

À Nyuang U, la pagode Shwezigon tient son allure élégante du Lawkananda de Bagan. Élevé au xie siècle pendant le règne du roi Anawrahta, le bâtisseur de Bagan, il reprend du style sri-lankais la silhouette élancée. Son modèle a été reproduit pour nombre de stûpas birmans. En forme de cloche, il se dresse sur des terrasses de briques ornées de scènes de jâtaka qui décrivent les vies antérieures du Bouddha. Des fresques représentant l’homme saint et des éléphants ont perduré dans le temps. Les statues de 37 nats se répartissent autour du monument. Très populaire, le lieu rassemble familles et pèlerins.

Le monastère en bois de Bagaya

C’est le septième roi de la dynastie Konbaung qui a fait élever ce monastère sur les bords du fleuve Irrawaddy en 1838. Le signataire du traité de Yandabo qui concédait la victoire aux Britanniques lors de la première guerre de colonisation était aussi prince de Sagaing. La complexe structure de teck portée par 267 colonnes a été noircie au brai, résidu pâteux de la distillation du goudron. Portes et fenêtres sont ornées de bas-reliefs délicats où s’entremêlent les paons, les fleurs et les végétaux, parfois d’une représentation de nats, des esprits familiers.

Le Queen restaurant   

Ce restaurant situé dans un cadre de verdure vous permet de goûter aux grands classiques de la cuisine birmane comme le curry de poisson ou de poulet ou le daunpauk, un biryani de riz paw hsan hmwe et de poulet. Le buffet birman se compose la plupart du temps d’un curry accompagné d’un bouillon et de préparations diverses servies en petite quantité.

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