Géographie et environnement

06/06/2014

Géographie

Le Myanmar a des frontières avec la Thaïlande, la Chine et l’Inde. Le plus grand pays du Sud-Est en superficie présente des paysages variés. Le fleuve Irrawaddy le traverse du Nord au Sud. Son bassin versant est tout entier situé en Birmanie et détermine sa géographie : un long plateau descend des contreforts de l’Himalaya et rejoint la mer d’Andaman, encadré de montagnes – l’Himalaya au nord, l’Arakan au nord-ouest, la cordillère de la Chine, la Thaïlande et le Laos à l’est – puis des plaines et enfin un vaste delta, grenier de la Birmanie.

Faune

Les animaux sauvages sont pour la plupart réfugiés dans les massifs montagneux. La diversité écologique des forêts pluviales a permis aux grands mammifères d’y survivre (léopard, tigre du Bengale, éléphant d’Asie non domestiqué, rhinocéros, petit panda). Les plaines et le delta n’abritent plus aujourd’hui de grands prédateurs mais une avifaune fragilisée toutefois par les activités industrielles et agricoles.

Deux espèces sont en voie de disparition : le dauphin de l’Irrawaddy et le chat birman.

Flore

Pins, bambous, palétuviers, hévéas, rhododendrons, 70% de la réserve mondiale de teck… La Birmanie détient un trésor végétal. Les forêts tropicales et de mousson s’étendent encore sur la moitié du territoire, mais la déforestation y est importante. Des îlots de mangroves perdurent sur les côtes. 25 000 essences répertoriées de plantes à fleurs et une multitude d’arbres fruitiers font du pays l’un des plus riches en termes de biodiversité.

Environnement

Seulement 1% du patrimoine naturel est protégé aujourd’hui, cette portion congrue témoignant du peu d’intérêt que portent les autorités à ce sujet. Avec l’ouverture du territoire aux investisseurs étrangers et notamment chinois, intéressés par les ressources naturelles (bois, pétrole, gaz, charbon, etc.), le pays est fort mal armé pour préserver sa biodiversité exceptionnelle.

Le cyclone Nargis en 2008 qui a été une catastrophe humaine et naturelle (140 000 morts, 2 millions de personnes déplacées, un delta ravagé), la construction du barrage de Myitsone, la surexploitation de la forêt pluviale pour en extraire le teck et des plus beaux sites naturels pour le tourisme (lac Inle), le braconnage… les défis sont nombreux et complexes.

Les conflits ethniques accentuent le phénomène, interdisant une protection coordonnée des territoires. Enfin, le développement rapide du tourisme et l’urbanisation des sites d’intérêt entraînent son lot de dégradations : rejet sans traitement des eaux usées, destruction des zones humides, etc.  

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