4 conseils pour se fondre dans le décor

14/06/2014
1

Choisir le bon moment

Dans les pagodes et les temples, soyez attentif par temps humide, la mousse rend les briques et les marbres du sol passablement glissants. La même vigilance s’impose si les températures grimpent et que le soleil brille. Le sol devient brûlant et nos plantes de pied occidentales ne sont pas habituées. N’hésitez pas à attendre des heures moins chaudes pour visiter un temple, d’autant qu’en fin d’après-midi, vous pourrez assister à la prière des moines, un moment envoûtant. Pour votre visite, portez des vêtements couvrants et notez que dans la pagode de Shwedagon, les jambes doivent être couvertes jusqu’aux chevilles. À l’entrée, il vous faudra retirer chaussures et chaussettes. Pendant la visite, contournez les bouddhas par la gauche et ne tournez jamais le dos au Bouddha, ni ne pointez les orteils dans sa direction, c’est très mal vu.

2

Échanger avec les Birmans

Si vous prenez votre repas chez l’habitant, courbez-vous légèrement en signe de courtoisie en entrant chez votre hôte. Si vous voyez une rangée de chaussures près de la porte, enlevez les vôtres et laissez-les à l’entrée. Vous pouvez serrer la main de votre hôte, mais il n’est pas habituel de serrer celle de son épouse. Les cadeaux s’acceptent de la main droite. Durant le repas, évitez de pointer le doigt vers votre interlocuteur : cela serait interprété comme une remontrance. Avec les moines, il n’est pas habituel de leur serrer la main. En principe, on s’assoit plus bas qu’eux et on ne marche pas non plus consciemment sur leur ombre, qui fait partie intégrante de leur personne. Les femmes ne doivent pas se trouver en situation de toucher un moine. Les cadeaux s’offrent des deux mains et vous pouvez faire un don dans le tronc disposé à cet effet dans les temples.

3

Disputer une partie de chinlon

Le chinlon également appelé cane ball est le sport national de Birmanie. S’il existe un championnat professionnel et des démonstrations effectuées à l’occasion des fêtes, c’est dans la rue et avec des joueurs amateurs que le chinlon exprime le mieux l’identité birmane. Ni gagnant ni perdant : la précision et l’élégance du geste, et l’agilité du joueur priment sur l’enjeu. Le chinlon se joue à l’aide d’une balle en osier tressé. Dans un cercle de 7 m de circonférence formé par les participants, chaque joueur doit maintenir la balle en l’air en utilisant une série de trente positions qui mobilisent six surfaces du pied et de la jambe. Un bon coup de pied marque un point et des pénalités sanctionnent le tomber de balle et l’utilisation des surfaces interdites du pied. Le nombre de joueur n’est pas fixe. Lancez-vous et joignez-vous au cercle. 

4

Ne jurer que par le thanaka

Cosmétique traditionnel, le thanaka se présente sous la forme d’une pâte jaunâtre d’origine végétale et s’applique sur la peau. Les élégantes birmanes lui prêtent de multiples vertus. Il protège des rayons du soleil et apaise les brûlures, hydrate la peau, matifie le teint et dégage un parfum rafraîchis- sant d’agrume. Ses feuilles sont utilisées en médecine traditionnelle pour soigner l’épilepsie ou prévenir l’acné. Obtenu en râpant l’écorce de l’arbre à thanaka avec un peu d’eau sur une pierre circulaire appelée kyauk pyin, le thanaka est vendu en petits rondins, sous forme de galet ou de poudre à diluer. On l’applique sur le visage et le corps sur une peau propre. Les femmes dessinent au doigt des motifs simples sur leurs joues, ou plus sophistiqués en trempant une feuille de banyan dans la pâte humide. À tester sans modération. 

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