Peuples et institutions

01/12/2017

Politique

Les îles Baléares font partie du Royaume d’Espagne, monarchie parlementaire composée de dix-sept régions. À ce titre, les Baléares, comme le reste de l’Espagne, font partie de l’Union européenne.

Depuis le 25 février 1983, l’archipel dispose du statut de communauté autonome et a donc son propre Parlement et son propre gouvernement, formé d’un président et de ses conseillers. Les députés, eux, sont élus pour un mandat de quatre ans. Chaque île dispose ensuite, à l’échelle locale, de son conseil insulaire.

Économie

Croissance : 3,8 % (Instituto Nacional de Estadistica (INE), 2016)
Taux de chômage : 13,8 % (INE+EPA, 2017)
Taux d’inflation : 1,6 % (INE, 2016)

Les îles Baléares caracolent en tête des régions espagnoles dont l’économie se porte le mieux. Durement touchée par la crise qui a frappé le pays à partir de 2007, la reprise est désormais établie : le taux de chômage est parmi les plus bas du pays, à près de 5 points en dessous de la moyenne nationale et le taux de croissance en hausse quasi-constante. Cette reprise est dopée par le tourisme, secteur d’activité dont les îles tirent plus de 80% de leurs revenus. Ce développement économique s’est fait au détriment d’autres secteurs d’activité comme l’agriculture ou les industries et crée une situation de forte dépendance économique au tourisme qui n’est pas sans poser quelques problèmes. En effet, le tourisme de masse a des conséquences sur l’environnement des îles qui interrogent la durabilité de ce modèle. En 2016, près de 9 millions de touristes ont choisi les Baléares pour passer leurs vacances. 

Peuple

Près d’un 1,1 million d’habitants peuplent les Baléares, soit plus de 2% de la population totale en Espagne. Majorque est la plus peuplée des îles de l’archipel, suivie d’Ibiza et Formentera et enfin, Minorque. La religion dominante est le catholicisme, dont la pratique est encore prégnante lors des grandes fêtes qui ponctuent la vie des îles.

Les habitants des Baléares sont très fiers de leur identité culturelle et en particulier de leur langue, le baléar, une variation régionale du catalan. De fait, il sera souvent plus simple pour un étranger que pour un Espagnol venu d’une autre région de s’intégrer aux Baléares. Après un coup d’arrêt dû à la crise économique de la fin des années 2000, les étrangers sont nombreux à choisir l’archipel pour y vivre ou y travailler : ils représentent près d’un habitant sur cinq des îles, c’est plus que la proportion observée dans toutes les autres régions d’Espagne.

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