Peuples et institutions

18/01/2017

politique

L’Autriche est une république parlementaire et démocratique dont le pouvoir exécutif est assuré par le Président de la République, élu au suffrage universel pour six ans, le Chancelier, nommé par le Président pour une durée théoriquement illimitée, et son gouvernement.

L’Assemblée fédérale (Bundesversammlung) comporte deux chambres :

– Le Conseil national (Nationalrat) qui est composé de 183 députés élus pour cinq ans au suffrage universel direct (au scrutin proportionnel au niveau national). Cette chambre investit et censure les gouvernements.

– Le Conseil fédéral (Bundesrat) qui est composé de 64 membres élus par les pouvoirs législatifs des états fédéraux pour des durées de quatre à six ans. La constitution lui accorde des prérogatives plus réduites que le Conseil national et il a peu d’influence.

Il existe des instruments de la démocratie directe tels que les référendums, les consultations populaires et les initiatives populaires, qui donnent aux citoyens la possibilité de participer directement à la politique.

Enfin, la Cour constitutionnelle (Verfassungsgerichtshof), tribunal de droit public, est l'une des institutions les plus importantes du système judiciaire de la constitution fédérale autrichienne et veille à ce que les lois soient conformes à la constitution.

économie

En 1995, l'Autriche entre dans l'Union européenne, une adhésion qui modifie l’organisation économique du pays : le nombre de fonctionnaires diminue et dans de nombreux domaines, l’état privatise et restructure. Cette politique favorise le redressement des comptes publics dégradés depuis les années 1970 par la politique sociale généreuse menée par les gouvernements successifs de Bruno Kreisky, chancelier fédéral de 1970 à 1983.

Jusqu’en 2015 et depuis son entrée dans l’Union européenne en 1995, l’économie autrichienne est un bon élève de la zone euro. En effet, son taux de chômage est l’un des plus faibles de l’UE (5,1 % en 2014), son PIB/habitant en parité de pouvoir d’achat est au 2e rang jusqu’en 2014 et son industrie est l’une des plus performantes d’Europe (près de 30 % du PIB, dont le secteur de la construction). Un succès qui s’explique notamment par des PME dynamiques, très orientées vers l’exportation, par un système de formation et d’apprentissage de qualité et par un partenariat social efficace. De plus, l’Autriche n’hésite pas à investir dans le domaine de la recherche et du développement (3,05 % du PIB en 2014), inscrivant ainsi l’innovation et la créativité au cœur de la stratégie économique du pays.

Depuis 2015, l’économie autrichienne stagne (croissance de 0,8 % en 2015) et le taux de chômage augmente (6 % fin 2016). L’économie autrichienne est particulièrement  vulnérabilisée par le financement des retraites et de la réforme fiscale et par les dépenses liées à la crise migratoire.

Cependant, après plusieurs années de croissance ralentie, l'économie autrichienne redémarre doucement. En 2016, la croissance atteint 1,4 % et devrait augmenter de plus de 1 % en 2017. La consommation intérieure suit le même chemin. Les prévisions pour 2017 demeurent positives (+ 1,2%). D’autre part, le récent programme de diversification commerciale de l’Autriche, cherchant de nouveaux partenaires et développant de nouveaux produits dans les secteurs de l'innovation, la recherche et le développement, l'économie verte et l'économie numérique, devrait porter ses fruits.

Enfin, les commerces et les services continuent d’être des bases solides de l’économie autrichienne avec plus de 2 millions d'actifs, dont près de 500 000 dans le secteur du commerce et notamment du tourisme. L'Autriche sait en effet mettre en valeur son patrimoine naturel, architectural et culturel, son passé historique prestigieux et sa longue tradition d'accueil.

peuples

Allemand 88 %, non-nationaux 9,3 % (incluant Croates, Slovènes, Hongrois, Tchèques, Slovaques), naturalisés 2 % (incluant ceux qui ont vécu en Autriche au moins 3 générations).

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