3 conseils pour se fondre dans le décor

25/01/2017
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Poussez la porte d'un café

Les cafés à Vienne font autant partie de son histoire que la musique ou Sissi et jouent encore un rôle important de nos jours. Pour en profiter comme un Viennois, il y a certaines règles et traditions à connaître. Les cafés mettent à disposition des clients de nombreux portemanteaux où chacun suspend ses effets pour éviter d'encombrer les banquettes. Lorsque l’affluence est grande, il est tout à fait admis de partager une table avec de parfaits inconnus, après avoir demandé "Ist es noch frei?" (la place est libre ?). De nombreux établissements sont encore fumeurs et si l’odeur de tabac vous empêche de savourer votre pâtisserie, pensez à vous renseigner au préalable. Sachez aussi que vous pourrez passer autant de temps que vous voulez dans les cafés. C’est même leur fonction première : observer les va-et-vient de la vie quotidienne et se laisser porter par l’ambiance douillette des lieux. En partant, n’oubliez pas de laisser un pourboire, même si le service est compris. Dans ce temple de la vie viennoise, le serveur est roi !

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N’attendez pas le printemps

Froids et secs, les hivers viennois donnent une autre image de la capitale. Loin d’être assoupie sous un blanc manteau de neige, Vienne regorge de vie et prépare activement les réjouissances de fin d’année. L’hiver, la ville se dote de nombreuses patinoires en plein air pour le plus grand plaisir de ses habitants, qui adorent se défouler patins aux pieds. Après l’effort, le réconfort. Entre amis ou en famille, on se retrouve sur les marchés de Noël autour d’un verre de Glühwein, boisson incontournable de l’hiver, ou dans l’atmosphère douillette d’un café viennois pour une réconfortante pâtisserie. Même par temps maussade, il est toujours possible de trouver la chaleur, aride à la Maison du désert ou tropicale à la Palmenhaus. Tous deux situés dans le parc de Schönbrunn ces lieux sont l’occasion de se familiariser avec d’autres biotopes. Enfin, vous pouvez aussi pousser la porte des thermes de Vienne qui, s’ils sont moins connus que ceux de Budapest, étaient déjà plébiscités sous l’Antiquité pour les vertus de leurs eaux soufrées.

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Adoptez la notion de Gemütlichkeit

Gemütlichkeit. Pour les francophones, le mot est presque aussi difficile à prononcer qu’il ne l’est à expliquer. À l’oreille, cela donne approximativement « guémutlichkaït ». Et dans ce mot, se loge tout l’art de vivre autrichien. Difficile de trouver l’équivalent dans la langue française. Des mots comme « douillet » ou « confortable » s’en rapprochent, mais ne disent pas tout. Ainsi un fauteuil peut être confortable, mais ne sera jamais gemütlich. En revanche, le moment passé dans ce fauteuil, entouré d’amis, à écouter de la musique en serrant ses doigts autour d’une tasse de chocolat chaud, sera lui gemütlich. La notion de gemütlichkeit recouvre en effet la notion de confort, mais aussi celles d’atmosphère et de convivialité. Ode à l’apaisement dans un décor qui se prête à la détente, la gemütlichkeit se pratique toute l’année. Tôt ou tard, devant le poêle en faïence d’une gasthof ou en terrasse aux beaux jours, vous ne manquerez pas de penser que ce mot manque à la langue française.

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