Nos petits secrets en Patagonie

15/02/2015

L’estancía Haberton

En 1869, le missionnaire anglican Thomas Bridges et sa femme Mary Varder posent la première pierre d’Ushuaia. Aussi soucieux de convertir les Indiens Yamana que de connaître leur culture, le pasteur rédige le premier dictionnaire de langue indigène, répertoriant 30 000 mots. En 1886, au terme de négociations avec l’état argentin, Th. Bridges fonde la première estancía de la Terre de Feu dans une crique du canal Beagle. Le domaine d’Haberton devient un refuge pour les Indiens persécutés. Il demeure propriété de la famille. Son fils Lucas Bridge laisse à la postérité un livre magnifique L’Ultime partie de la terre où il retrace les péripéties de sa famille aux confins du monde.

Le restaurant Casimiro

L’agneau de Patagonie est bien plus qu’une spécialité culinaire. Il témoigne du peuplement de cette partie du monde que personne, hormis les Indiens, ne souhaitait habiter au XIXe siècle. En désespoir de cause, le premier gouverneur de Santa Cruz proposa aux éleveurs des Malouines d’origine anglaise et écossaise d’investir ses terres désolées. Le pari fut relevé avec brio, le cours de la laine argentine atteignant dès 1920 des sommets ! On le déguste au restaurant Casimiro, préparé en asado (barbecue) et peut-être accompagné de sauce calafate réalisée à partir des petites baies du Berbéris (tehuelche en Indien).

L’estancía el Chaltén

Par définition, l’estancía est une entité autonome où sont réunis les habitations, les bâtiments agricoles, les entrepôts, les écuries… Souvent perdues au milieu des vastes steppes, elles ont été fondées par une famille, qui perpétue l’exploitation au fil des générations. L’estancía La Quinta ne déroge pas à la règle. Le lieu du séjour est entouré de prairies d’où émerge au loin la silhouette élancée du Fitz Roy. L’accueil chaleureux d’Alfredo, propriétaire des lieux, n’a d’égal que la qualité des conseils qu’il donne sur les randonnées à faire dans la région.

Le safari aux baleines

La péninsule Valdès forme une excroissance arrondie s’avançant dans la mer. De part et d’autre, deux golfes aux eaux plus calmes et préservées permettant la navigation hauturière sont devenus le refuge privilégié des baleines franches australes. Leur observation est très facile, depuis les rives ou en bateau depuis Puerto Pirámides. Familiers des lieux, les mammifères marins ne semblent pas troublés par les ballets des bateaux de croisière. Voir ces géants s’ébattre avec leurs petits ne peut qu’émouvoir, quant à leur souffle… il est bouleversant ! Un grand moment pour petits ou grands.

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