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17/12/2018

Le Cabañas Las Lilas

Dans l’ancien quartier portuaire de Puerto Madero, le restaurant Cabañas Las Lilas est réputé pour servir les meilleures viandes de la capitale. Auto-promo assumée et méritée, le propriétaire étant également éleveur. L’entreprise Las Lilas n’est pas nantie de ses seuls taureaux portant les doux noms de Timbo, Navajo, Gerante, Picaflor, Malambo… Las Lilas gère aussi un musée, une fabrique artisanale à vocation sociale à Neuquén, un haras à Motapé, la réserve privée de Leonor dans la province de Chaco…

Assister à un spectacle au Tango Porteño

Sensuel, mélancolique, parfois excessif, mais toujours séduisant, le tango est la création des anciens quartiers pauvres de la capitale. À l’aube du XXe siècle, Européens, Amerindiens, Africains cohabitaient à La Boca, San Telmo, Puerto Madero. Le tango, fruit d’un métissage musical, mixa le candomblé africain, les accords d’Andalousie et de l’Italie du Sud et les milongas, héritage des gauchos. Il adopta le lunfardo, un argot imagé de Buenos Aires. Véritable passion argentine, le tango rassemble toutes les classes sociales lors de rendez-vous journaliers en salle ou sur les places. Le spectacle musical du Tango Porteño en retrace l’histoire.

L’estancia el Ombú

Buenos Aires en dépit de sa dimension, s’ouvre sur la pampa. Fertiles, ces terres monotones sont depuis les premiers âges de la colonisation le territoire des gauchos éleveurs de bœufs et de chevaux. Les estancias, immenses domaines agricoles, géraient d’immenses cheptels. Tout un arsenal de savoir-faire, de savoir-vivre, de traditions s’est développé en quelques siècles d’expansion. Dès la fin du XIXe siècle, l’âge d’or des gauchos prend fin. Mais il demeure une mémoire très vive de cette culture que vous partagerez en séjournant au moins une nuit dans l’une de ces estancias, El Ombú par exemple !

Le café Tortoni

Le lieu mythique de l’intelligentsia argentine ! Son décor Belle Époque et son histoire font partie du patrimoine de la ville. Ouvert en 1858 par le Français Touan, il est baptisé du nom d’un célèbre café du boulevard des Italiens à Paris. Peintres, écrivains, musiciens le fréquentent assidument formant l’Association des Arts et des Lettres dirigée par Benito Quinquela Martín, auteur des fresques du quartier de la Boca. N’ayant rien perdu de son charme, le café accueille des spectacles théâtraux et des concerts chaque soir. On y vient aussi pour déguster un chocolat chaud accompagné de délicieux churros.

Assister à un match de foot

La Bombonera est le mot espagnol qui désigne une bonbonnière. Le stade situé dans le quartier de la Boca n’a pourtant rien d’une boîte de bonbons mais son architecte en possédait une, dont la forme évoque celle de l’édifice. D’où ce surnom surprenant. Siège de l’équipe argentine CA BOCA Juniors, à laquelle les Porteños vouent une admiration sans bornes, le stade Alberto J. Armando est pour Diego Maradona le « temple du football mondial ». Lorsqu’il est rempli de ses 50 000 spectateurs enthousiastes, tout le quartier cesse ses activités pour participer, même de loin, à la grand-messe.

L’estancía Haberton

En 1869, le missionnaire anglican Thomas Bridges et sa femme Mary Varder posent la première pierre d’Ushuaia. Aussi soucieux de convertir les Indiens Yamana que de connaître leur culture, le pasteur rédige le premier dictionnaire de langue indigène, répertoriant 30 000 mots. En 1886, au terme de négociations avec l’état argentin, Th. Bridges fonde la première estancía de la Terre de Feu dans une crique du canal Beagle. Le domaine d’Haberton devient un refuge pour les Indiens persécutés. Il demeure propriété de la famille. Son fils Lucas Bridge laisse à la postérité un livre magnifique L’Ultime partie de la terre où il retrace les péripéties de sa famille aux confins du monde.

Le restaurant Casimiro

L’agneau de Patagonie est bien plus qu’une spécialité culinaire. Il témoigne du peuplement de cette partie du monde que personne, hormis les Indiens, ne souhaitait habiter au XIXe siècle. En désespoir de cause, le premier gouverneur de Santa Cruz proposa aux éleveurs des Malouines d’origine anglaise et écossaise d’investir ses terres désolées. Le pari fut relevé avec brio, le cours de la laine argentine atteignant dès 1920 des sommets ! On le déguste au restaurant Casimiro, préparé en asado (barbecue) et peut-être accompagné de sauce calafate réalisée à partir des petites baies du Berbéris (tehuelche en Indien).

L’estancía el Chaltén

Par définition, l’estancía est une entité autonome où sont réunis les habitations, les bâtiments agricoles, les entrepôts, les écuries… Souvent perdues au milieu des vastes steppes, elles ont été fondées par une famille, qui perpétue l’exploitation au fil des générations. L’estancía La Quinta ne déroge pas à la règle. Le lieu du séjour est entouré de prairies d’où émerge au loin la silhouette élancée du Fitz Roy. L’accueil chaleureux d’Alfredo, propriétaire des lieux, n’a d’égal que la qualité des conseils qu’il donne sur les randonnées à faire dans la région.

Le safari aux baleines

La péninsule Valdès forme une excroissance arrondie s’avançant dans la mer. De part et d’autre, deux golfes aux eaux plus calmes et préservées permettant la navigation hauturière sont devenus le refuge privilégié des baleines franches australes. Leur observation est très facile, depuis les rives ou en bateau depuis Puerto Pirámides. Familiers des lieux, les mammifères marins ne semblent pas troublés par les ballets des bateaux de croisière. Voir ces géants s’ébattre avec leurs petits ne peut qu’émouvoir, quant à leur souffle… il est bouleversant ! Un grand moment pour petits ou grands.

Les quebradas de las Conchas

L’un des sites naturels remarquables du Nord-ouest argentin fut autrefois un océan ! Vestige de ce passé  submergé, la Médanos où les collines de sable blanc se couvrent d’une forêt de pins. Conchas signifiant « coquillages » confirme l’hypothèse d’un océan disparu à la faveur de l’émergence de la cordillère des Andes. Les fonds marins révélés forment aujourd’hui des concrétions aux mille et une nuances, aux formes curieuses, malmenées par des millions d’années d’érosions hydrique et éolienne, baptisées en outre de surnoms évocateurs : le crapaud, la gorge du diable…

Le village d'Iruya

Aux confins du Nord-ouest argentin, frôlant la frontière bolivienne, le village d’Iruya symbolise le village andin colonial : une église, des ruelles aux maisons sobres, des toits à double pente couverts de chaume, des jardins en terrasse. Niché sur les flancs des montagnes vertigineuses de la Sierra de Santa Victoria à 2 780 m d’altitude, il abrite 4 800 habitants. Les suris (de la famille des autruches), condors, vigognes se moquent bien des vertiges humains dans les pentes abruptes où sont taillées les routes. Mais ils sont ici visibles, ainsi que parfois le puma.

La balade à cheval à Purmamarca

Purmamarca qui signifie « lieu de la terre vierge » est précédé d’un long défilé rocheux, el cerro de los Siete Colores, aux roches veinées de couleurs douces : mauves, roses, terres de Sienne. Préservé par un classement au patrimoine de l’Unesco, le village comme la vallée de l’Humahuaca était une halte sur le Camino Inca, une voie commerciale multimillénaire qui relie la source du río Grande dans la cordillère des Andes au río Léone, 150 km plus au sud. Le village se fond dans le paysage, pourvu de maisons de pisé et de bois de cactus. Pour retourner sur les traces des pionniers andins ou espagnols, il est possible d’effectuer une randonnée équestre ou pédestre.

El Porvenir, bodega de Cafayate

Depuis trois générations, la famille Marcuzzi entretient un vaste domaine viticole. Elle a fait le choix, il y a une dizaine d’années de restaurer un vignoble ancien de torrontés et de tannat pour produire de meilleurs crus. Des efforts sont en outre menés pour rendre la viticulture plus respectueuse de l’environnement. La cave El Porvenir de Cafayate contient quatre cent barriques de chêne américain et français dédiés au vieillissement des vins. 

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