Géographie et environnement

23/01/2015

Géographie

Le 8e plus grand pays du monde est aussi celui qui peut se vanter du plus grand gradient de latitudes : entre 22° et 55° ! Adossée à l’immense cordillère des Andes, mais déroulant 4 989 km de côtes, l’Argentine constitue une vaste mosaïque de paysages et d’écosystèmes. Cette richesse est répartie également sur tout le territoire, aucune de ses six régions climatiques n’échappant au génie de la nature !

Le Nord-Ouest (provinces de Salta, Tucumán et Jujuy) est constitué d’un désert de montagne où se dressent d’immenses quebradas au cœur fertile. Cette région, agricole depuis l’installation des peuples précolombiens, détient de nombreuses ressources minières.

Le Chaco (“terrain de chasse” en dialecte indien) prolonge le Gran Chaco, un vaste ensemble qui s’étend sur la Bolivie, le Paraguay et le Brésil. Il se caractérise par de vastes plaines de broussailles peuplées de gibier et des forêts d’essences nobles.

La Mésopotamie (Litoral) occupe le Nord-Est du pays. Contenue entre les fleuves Paraná et Uruguay, elle englobe trois provinces (l´Entre Ríos, Corrientes et Misiones – chutes d’Iguazú). Grande région fertile, la Mésopotamie est irriguée par de nombreux cours d’eau. Ses plaines, dédiées à l’élevage de moutons au sud, accueillent au nord les cultures de maté.

Les Sierras andines forment la colonne vertébrale de l´Argentine. Les différences d’altitudes donnent naissance à des paysages extrêmement variés. Du nord au sud, les cordillères, déserts et vallées de montagne, bassins versants et ríos s’entremêlent.

La Pampa, paysage emblématique du pays regroupe d’immenses plaines fertiles (970 km de rayon). Elle constitue la première richesse du pays. Terreau de la culture gaucho, la Pampa n’est pas uniforme : sèche à l’ouest, humide à l’est (province de Buenos Aires, cultures extensives et élevage de bovins).

La Patagonie (Patagonie andine et atlantique) : du sud du río Colorado à l’extrême pointe du continent, cette région mythique est en permanence balayée par les vents et les pluies. Une succession de plateaux, de calottes glaciaires et de vallées descend jusqu’à la Terre de Feu.

Faune

Qui dit variété géographique dit aussi vaste échantillon d’écosystèmes et d’espèces animales. Les reliefs andins ou les côtes atlantiques, les pampas et les quebradas favorisent les habitats sauvages. De plus, l’isolement de l’Amérique du Sud a permis aux origines à des espèces indigènes de se développer.

Au nord-Ouest : La Puna constituée de hauts plateaux désertiques est couverte d’une steppe chiche, territoire des vigognes, des chinchillas, des lamas et des flamants ; les forêts demeurent le refuge des grands prédateurs (jaguars et pumas, jaguarondis, ocelots) chassant les tapirs, pécaris, fourmiliers, jabirus, tatous…

Les Sierras où alternent déserts et forêts abritent les prédateurs tels que les pumas et condors et les camélidés.

La faune sauvage de la pampa a perdu ses représentants emblématiques comme le cerf des pampas. En revanche, les oiseaux abondent. Des espaces protégés (parc national El Palmar, Fondation Vida Sylvestre Argentina) accueillent la faune originelle.
Les zones arbustives du Chaco et de la Mésopotamie (zone de Corrientes) sont les derniers territoires cerfs des marais, guanacos, des singes hurleurs et d’une riche avifaune.

Dans les Andes patagoniennes, de nombreuses espèces d’oiseaux (ouettes à têtes grises, pic de Magellan) peuplent les steppes et les littoraux. Le renard de Patagonie y est très courant et peu farouche.
Manchots de Magellan, otaries, éléphants de mer, baleines et dauphin : la faune maritime qui vit au sud du río Colorado (Péninsule Valdès, Terre de Feu) est l’une des richesses nationales.

Flore

Bien que le territoire connaisse de grandes variations altitudinales et hygrométriques, l’Argentine ne souffre pas, hormis dans la cordillère des Andes, de températures extrêmes en raison de l’influence des océans. La flore s’y développe selon les particularismes climatiques de chaque région.

De grandes forêts couvrent les zones humides (Misiones et Tucumán).

Une végétation de type désertique (cactus) se déploie dans la partie occidentale aride du Noroeste.

Les forêts humides de la Mésopotamie jouissent d’une flore subtropicale superbe aux abords des fleuves río Paraná et de son affluent le río Paraguay notamment.

Les forêts australes de bois d’araucarias et les landes de mousses, lichens et d’arbustes xérophiles constituent les seuls couverts végétaux de la Patagonie.

Environnement

La création du Secrétariat à l’environnement et au développement durable et l’inscription dans la Constitution du principe de “développement soutenable” datent des années 1990. Signal chez les politiques argentins d’une prise de conscience. En 2004, l’élaboration d’un calendrier national “environnement” et l’année suivante d’un fonds carbone laissent espérer des améliorations sensibles. Cependant, la structure fédérale du pays ainsi que les difficultés économiques rendent longues et aléatoires les initiatives de protection de la nature.

Quelque quarante parcs nationaux et réserves privées protègent 5 % du territoire (mais seulement 1 % pour les parcs nationaux).

Les émissions de gaz à effet de serre demeurent l’une des principales sources de pollution, mais les industriels ne sont guère sanctionnés s’ils dérogent aux normes imposées.

La déforestation, la paupérisation des sols, la perte de biodiversité, la contamination des eaux, la réduction de la couche d’ozone au-dessus du pôle Sud et de la Patagonie, le remplacement de l’énergie thermique (60 % de la consommation) par des énergies propres, la gestion des déchets : autant de sujets où l’Argentine devra œuvrer avec force pour conserver son patrimoine naturel exceptionnel.

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