12/12/2014

 La sierra de Ronda est un chaos minéral cinglé de profondes cicatrices géologiques et de failles creusées par les rivières. Dans ce site naturel unique de la sierra de Grazalema, les villages s’éparpillent sur des sites imprenables, vallées secrètes et flancs abrupts à l’abri des razzias.

Chacun de ces pueblos blancos a son caractère et son attrait, mais ils partagent un sens raffiné de l’urbanité, un artisanat dynamique et des maisons chaulées de blanc selon la tradition arabe.

Arcos de la Frontera forme l’archétype de la ville maure et dispose d’une implantation stratégique en surplomb sur la plaine du Guadalete. Grazalema, Urbique développent des savoir-faire originaux, le tissage de couvertures de laine pour la première, la maroquinerie pour la seconde.

Point d’ancrage de la région, Ronda, avec ses arènes, son vieux pont, ses vestiges de bains arabes  et ses musées, fait figure de belle endormie. Telle un nid d’aigle, elle surplombe des précipices que franchissent avec audace trois ponts successifs.

Au pied du plus vieux, subsistent les bains arabes. Plus haut, dans la ville médiévale d’origine arabo-andalouse, l’atmosphère reste empreinte de mystère. Patios mudéjars, arcs en plein cintre, sculptures raffinées, disent assez l’attention alors portée à embellir le quotidien.

Reprise par les Chrétiens en 1485, Ronda gardera le principe de places minuscules bordées de rues sinueuses, patios, façades aux fers forgés ouvragés, mais s’ornera de demeures Renaissance, telles la casa de Rey Moro, le palais de Mondragón ou celui de Marquis de la Salvatierra.

Sur le fronton de ce dernier, sont représentés quatre curieux personnages d’inspiration pré-colombienne. D’autres sculptures étranges, d’allure mi-humaine, mi-fantastique, ornent les piliers de la chapelle de la Virgen de las Dolores, rue Cecilia. La plaza de Toros date de 1785 et la ville neuve du xixe siècle enserre un parc verdoyant, la Dehesa del Mercadillo.. Au soleil levant, faites la balade au fond du ravin côté Est, c’est une merveille !

Le plus Comptoir des Voyages

Découvrir le village de Setenil de las Bodegas, aux maisons blanches, coincées dans les plis d’un profond canyon, certaines carrément troglodytiques.

Nous on adore

La vue panoramique du haut du pont Neuf de Ronda.

Retour haut
En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation des cookies pour disposer de services et d'offres adaptés à vos centres d'intérêts. Pour en savoir plus, cliquez ici.