Peuples et institutions

12/11/2014

POLITIQUE

L’Andalousie obtient le statut de province autonome en 1982. Elle se divise en huit provinces, chacune pourvue d’une capitale. La junta de Andalucía (Séville), constituée en 1978, antérieurement à son autonomie, administre la région. Le statut de la région a été révisé en 2007. En 2013, Susana Díaz est la première femme élue présidente. Le Conseil du Gouvernement composé de 13 membres est associé aux décisions de la junta.Le Parlement (Séville) exerce quant à lui des fonctions législatives. Ses 109 membres sont élus au suffrage universel. Leur mandat est de 4 ans. L’Andalousie dispose en outre d’un tribunal supérieur de justice autonome (Grenade).

ÉCONOMIE

Taux de chômage : 36 %
Déficit public : < à 12% du PIB

Après 20 années de forte croissance, l’Andalousie a pris de plein fouet la crise de 2008. Fragilisée par l’explosion de la bulle immobilière et une majorité d’emplois peu qualifiés, la région souffre actuellement d’un taux de chômage très élevé. Peu industrialisée, l’Andalousie exploite encore quelques mines, mais elles constituent la portion congrue de l’activité. Les industries chimiques et pétrochimiques se concentrent dans la région de La Rábida et de l’Huelva. L’agriculture demeure sa ressource principale. Leader de la production d’olives en Europe, la région produit également des fruits (agrumes notamment) et des légumes, des oléagineux dans les plaines du Guadalquivir. Élevage et viticulture se développent sur des produits de qualité (jambon Serrano, vin de xérès, cheval andalou, mouton mérinos) tandis que la pêche représente une part non négligeable de ses ressources.

Avec 15 millions de visiteurs chaque année l’Andalousie détient un levier économique considérable. Ses atouts remarquables (un littoral de rêve, une côte largement équipée, un arrière-pays préservé) ne suffisent pas cependant à maintenir l’économie de la région. En outre, la privatisation des terres pour l’exploitation touristique a entraîné une réduction sensible des emplois agricoles. Le développement d’un tourisme vert et culturel constitue cependant une voie d’avenir

PEUPLES

La richesse de l’histoire andalouse s’incarne dans l’identité de son peuple, très singulier en Espagne même. La colonisation romaine, la prospérité des royaumes maures sept siècles durant, l’âge d’or du xvie et xviie siècles. ont exalté le sentiment que l’Andalousie était une région à part. Aussi les signes identitaires y sont-ils plus actuels qu’ailleurs : la religion catholique est le ciment de la communauté, mais il n’est jamais question de renier l’héritage maure ; le flamenco et la tauromachie sont portés au rang de bien “national” et suscitent la ferveur populaire ; les artistes natifs (Cervantès, Picasso, Zubarán, etc.) sont fièrement mis en avant et l’art de vivre à l’Andalouse largement préservé !

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