Géographie et environnement

11/11/2014

GÉOGRAPHIE

L’Andalousie débute à l’issue du défilé de Despeñaperros, au nord de la province de Jaén. Il traverse la sierra Morena, échine montagneuse qui coupe l’Espagne en deux et forme une frontière naturelle avec la région de Castille-La Manche. Le Guadalquivir prend sa source dans la sierra de Cazorla traverse les provinces de Cordoue, Séville et rejoint l’Atlantique au nord de Cadix abreuvant une vaste vallée fertile. Imbriquées les unes aux autres, les sierras lui succèdent donnant aux paysages du sud-est un aspect chaotique et montagneux. La sierra de Grazalema détient le record de la plus forte pluviométrie du pays. La sierra Ronda, les hauts plateaux de Baza et Huéscar montrent des paysages karstiques tourmentés couverts de maquis. La sierra Nevada inclut le plus haut sommet du pays, le Mulhacén (3 482 m). Le seul désert d’Europe, Tabernas, s’étend dans la province d’Almería.

FAUNE

La variété de l’avifaune andalouse (180 espèces recensées) constitue un patrimoine naturel unique en Europe. L’enchevêtrement des biotopes (marais, deltas, espaces côtiers, montagnes, plaines fertiles) favorise en effet les populations endémiques (13 espèces de rapaces notamment) et les haltes des oiseaux migrateurs. Le parc naturel de Doñana constitue l’un des espaces les plus riches du continent. La région compte un grand nombre d’espèces protégées (phoques moines de la province d’Almería, érismatures (canards) des lagunes dans la province de Cordoue, falcinelles du littoral de Malaga). Le lynx et la mangouste, ainsi que le bouquetin introduit dans les années 1970, occupent les sierras de Cazorla et Segura. 

FLORE

La flore méditerranéenne singularise le paysage andalou. Maquis d’arbres bas (genévriers, lentisques, plantes aromatiques) succèdent aux forêts de chênes (lièges, rouvre et verts). Dans l’arrière-pays, en fonction de l’exposition des piémonts et des vallées, caroubiers et châtaigniers et les rares sapins d’Espagne composent une forêt plus dense (sierra de Las Nieves, Grazalema, Berjema). Les différentes variétés de pins ont été pour la plupart plantées au xxe siècle sans prendre en compte la flore locale. Les plantations d’eucalyptus de la province d’Huelva étaient notamment destinées à alimenter l’industrie du papier. Dans les zones humides et les rives du Guadalquivir, les buveurs d’eau abondent : saules, frênes, peupliers, roseaux et tamarins, qui abritent des colonies d’oiseaux.

ENVIRONNEMENT

Quel que soit l'environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou naturel, il est de sa responsabilité de respecter l'endroit qu'il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente les problèmes environnementaux spécifiques à l’Espagne :

Éviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d'infrastructure d'élimination de ces déchets. Par exemple : piles et batteries, médicaments périmés, sacs plastique. 

La rareté de l'eau est aujourd'hui un problème mondial. Même si le pays visité n'est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets. 

Dans la plupart des hôtels, vous disposerez d'une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé, pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n'êtes pas présent dans la chambre. La climatisation n'est d'ailleurs pas absolument nécessaire sous tous les climats. 

– En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : renoncer à cueillir des fleurs rares, à ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc. 

La position du gouvernement andalou face à l’écologie est particulièrement ambiguë et sa frilosité aggravée par une situation économique fragile. Les littoraux de la Costa del Sol souffrent de l’urbanisation et du traitement peu fiable des eaux usées des infrastructures. La vocation industrielle de la province d’Huelva (engrais, papeteries, mines de cuivre, etc.) porte atteinte à la santé de sa population. Les marais de l’Odiel, classés pourtant réserve de la biosphère par l’UNESCO, côtoient une décharge de 120 000 de tonnes de déchets radioactifs. De surcroît, l’agriculture intensive essentiellement développée dans la plaine du Guadalquivir empiète sur le territoire du parc national de Doñana. Un effort a été porté cependant sur la production d’énergie verte. Séville dispose depuis 2007 d’une centrale solaire à concentration. L’Agence de l'environnement et de l'Eau d’Andalousie (créée en 2013) porte ses efforts sur la bonne gestion des traitements des eaux, des rejets d’hydrocarbures maritimes et la conservation des déchets dans les zones naturelles (parcs et réserves). Il est à noter que dans le désert de Tabernas se trouve un centre solaire géant, où les nations d’Europe développent les bases des énergies futures…

Retour haut