Le dala-dala, transport collectif des Tanzaniens

Posté le 11 juin 2018 par Marine
Un dala-dala sur le point de partir © Fanny de Tanzanie
Un dala-dala sur le point de partir © Fanny de Tanzanie
Fanny vit en Tanzanie depuis 2012. Elle nous parle aujourd'hui d'un moyen de transport propre au pays : le dala-dala. Minivan chargé à bloc, il sillonne les villes du pays. Les trois quart des habitants de Tanzanie utilisent quotidiennement ces petits bus locaux, souvent colorés et parfois déglingués. Le dala-dala est à la Tanzanie ce que la mobylette est à l’Asie du Sud-Est, un incontournable mode de déplacement.

Le dala-dala en bref

En général, 3 employés sont à bord du dala-dala. Il y a le conducteur, le navigateur à sa droite et le guichetier au fond, chargé de récolter les paiements pour le voyage et d’organiser l’espace à bord. Chaque dala-dala laisse apparaître sa destination finale sur le pare-brise du véhicule. On peut bien entendu s’arrêter avant en le signalant au chauffeur.
Le dala-dala est un minivan d’une vingtaine de places assises mais qui ne comportera jamais moins de 30 passagers à bord voire 35 ! À bord d’un dala-dala, on s’entasse ! Il y a toujours de la place en se serrant un peu. Les passagers montent les un après les autres en trouvant une place là ou ils peuvent et les bagages vont sur le toit. Valises, meubles, matelas, bois, vélos, sacs de riz… et même parfois des chèvres !
Le dala-dala est un transport très économique. De plus, il y a toujours un dala-dala prêt à vous transporter et le temps d’attente est rarement de plus de 10 minutes.
blog Tanzanie - Tous à bord d'un dala-dala
Un dala-dala arrive pour prendre de nouveaux passagers © Fanny de Tanzanie

Dala-dala, secoue, secoue-moi !

On se déplace en dala-dala seulement pour couvrir des petites distances et heureusement ! Pourquoi ? Cela reste très peu confortable et peut s’avérer casse-cou. On a souvent mal aux fesses car l’assise du siège n’est pas exactement moelleuse. Le cou et la tête ne sortent pas non plus indemnes d'un trajet en dala-dala. Le dala-dala n’a pas de suspension, on se cogne sur le toit dès qu’on roule dans un nid de poule ou sur un dos d’âne. La proximité avec les autres passagers a ses limites (pour peu qu’on soit un peu exigeant). Le bruit et l’odeur peuvent aussi incommoder le voyageur (surtout si on est assis à côté d’un passager transportant du poisson ou du bétail).
Comme le dala-dala fait de nombreux arrêts et on n’est jamais sûr du moment de notre arrivée à destination. Pas de doute, en dala-dala, il faut rester zen!
blog Tanzanie - Tous à bord d'un dala dala
Les passagers s'entassent dans la bonne humeur © Fanny de Tanzanie

Sourires et solidarité à bord du dala-dala

Au fur et à mesure que le dala-dala se remplit, on se détend un peu et on commence à échanger avec ses voisins. Des petits regards, des sourires aux enfants, de l’entraide et de la civilité entre les passagers... La chaleur humaine se répand petit à petit.Coincés dans le même bus, les passagers se serrent et se serrent les coudes! La solidarité y règne. Les gens garderont un œil sur vous et sur vos affaires. Chacun peut s'assoupir sans crainte, personne n'en profitera pour voler le d'une personne endormie (c’est extrêmement rare).
texte : Fanny de Tanzanie ; image principale : Un dala-dala sur le point de partir © Fanny de Tanzanie
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