La plage de Sidi Kaouki : si belle !

Posté le 7 février 2018 par Laurie
Loti à 27 km au sud d’Essaouira, Sidi Kaouki est un spot de coolitude parfait pour faire escale le long de la côte Atlantique marocaine. Vagues, vent, transat, matériel de surf, de kite-surf, chevaux et dromadaires… tout y est pour profiter d’un bol d’air, d’iode et d’espace enivrant. Sidi Kaouki : une plage sauvage comme on les aime !

Plage de Sidi Kaouki : si belle !

La route étroite qui mène à Sidi Kaouki traverse une belle forêt d’arganiers et de thuya qui descend imperceptiblement vers la grande bleue. Tout au bout de la route : un petit parking peuplé de voitures, de vans Volkswagen et de troupeaux de dromadaires précède une immense plage quasi-déserte. Voilà Sidi Kaouki et son large ruban de sable étendu à perte de vue en direction des côtes méridionales !
Quand on pose le pied ici, comme dans de nombreux endroit de cette côte atlantique on a un peu l’impression de toucher du doigt le bout du monde… Quand on flirte avec l’océan, une autre sensation se fait sentir… Celle de la fraîcheur extrême de l’eau et ce n’est pas là qu’une impression… Comme dans de nombreuses plages de la côte marocaine, l’eau est froide : entre 15° C (en hiver) et 21° C (en été)… Mais pas non plus de quoi effrayer un Breton !
Sidi Kaouki étend son ruban de sable sur des kilomètres et des kilomètres !
Un marabout iconique, chaulé de blanc se dresse face au parking, tout au nord de la plage. C’est ici, sous la coupole blanche du mausolée que repose le saint-patron du village à qui la plage doit son nom. Mais qui était Sidi Kaouki ? Un vétérinaire qui aurait sauvé les chèvres atteintes d’une épidémie de peste ? Un seigneur musulman qui serait venu du Moyen-Orient pour trouver la paix ? Les versions divergent… Certains pèlerins berbères convergeraient encore ici à la mi-août pour implorer la baraka (chance) du saint-homme aux côtés d’un autre genre de pèlerins, équipés de matériel de sport de glisse.

Gare aux coups du courant... et du soleil !

Petite mise en garde sur le courant durant la baignade à Sidi Kaouki : ce n’est pas là Méditerranée ici ! Le coup de soleil, quant à lui se fait rarement sentir sur la plage (après la plage, c'est une autre histoire), le vent étant le meilleur complice des rayons UV… Pensez à bien vous protéger au Maroc!
Les hippies qui fréquentaient la plage de Sidi Kaouki dans les années  1970 ont cédé la place aux surfeurs, aux kitesurfeurs et aux windsurfeurs. C’est que le souffle d’Eole (dominance nord-est) souffle fort sur la plage de Sidi Kaouki. Le champ d’éoliennes, planté au-delà du marabout atteste de la toute-puissance des alizés sur la plage. Si le vent  fait le bonheur des véliplanchistes, il gâte aussi les amateurs de paysages océaniques, sculptant des dunes éphémères qui dansent à l’orée des forêts d’arganiers. Certains jours, la couleur de l’océan vire au bleu turquoise et vient lécher le sable doré. Ces jours-là, les amateurs de paysages sauvages et de photographie sont littéralement sur orbite…
Seul bémol à Sidi Kaouki : les déchets qui courent le long de la route longeant le littoral en direction de Sidi Mbarek. Ces dépotoirs d’ordures, particulièrement visibles lors de notre dernier passage à Sidi Kaouki (mai 2017) gâchent le paysage et rappellent les efforts qui restent à mener par le Maroc pour la préservation du littoral et de l’environnement.
Coup de food à Sidi Kaouki : la Mouette et les Dromadaires !

Que faire à Sidi Kaouki

  • Surfer à pleine vague et/ou kite-surfer/windsurfer à plein vent : plusieurs clubs louent du matériel dans le village.
  • Faire sa marche ou son footing matinal le long des kilomètres et des kilomètres de plages vierges.
  • Se laisser tenter par une balade rigolarde à dos de dromadaire : les chameliers ne manqueront pas de vous proposer une balade photo à proximité du parking et du marabout.
  • Randonner à grand galop sur la plage, cheveux aux vents : plusieurs clubs dans le village proposent des randonnées à dos de cheval.
  • Se livrer à une session bien méritée de farniente : transats et parasols à disposition moyennant quelques dirhams marocains.

Ou manger à Sidi Kaouki ?

  • Petit budget : les snacks/restaurants alignés sur la petite place coincée entre le parking et le marabout proposent une nourriture correcte (poissons, salade, pizzas, tajines…) à des prix qui le sont tout autant. Pour une meilleure garantie de la fraîcheur des produits : évitez les établissements vides et posez-vous simplement là où il y a du monde
  • Petite folie : la paillote gourmande « La Mouette et les Dromadaires » : j’y reviendrai sur le blog car cet endroit m’a vraiment tapé dans l’œil (et dans le palais)…
© photo principale : Laurie Arnauné © photos article de haut en bas : Laurie Arnauné, Laurie Arnauné, Laurie Arnauné.
Retour haut