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Pourquoi Bologne est surnommée la « ville rouge » ?

Vue aérienne du centre historique de Bologne © Comune di Bologna

Par Marine

16 janv. 2019

Un passé communiste, des bâtiments couleur terre de Sienne et un caractère bien trempée : Bologne, capitale de la région d'Émilie-Romagne mérite bien qu'on l'appelle la Rouge !

50 nuances de rouge

Bologne possède un patrimoine historique et culturel impressionnant. La ville a un cachet unique grâce à son splendide centre historique, ses centaines d’arcades, les tours de Bologne toutes deux majestueuses, sa Piazza Maggiore et ses petits canaux du centre ville.
Bologne se parcourt à pied. S’y promener, c’est s'apercevoir que tous les bâtiments ont une teinte rouge-orangée. La ville décline en effet toutes les nuances du rouge : cardinal, carmin, vermillon, écarlate, rouille…  Enfin, les tuiles des maisons sont en argile rouge et aucun toit ne déroge à la règle.
Mais d'où vient cette harmonie de couleur ? Qui l’a décidé et pourquoi ? Il n’existe pas d’explication formelle pour justifier ce choix et plusieurs théories existent. La première théorie vient du climat. Durant l’hiver, le gran gelo descend sur la vallée du Pô et les températures chutent à Bologne. Les murs rouges permettent de conserver la chaleur du soleil.
Une seconde explication repose sur le fait que les urbanistes de la Renaissance (à qui l’on doit beaucoup de bâtiments de la ville) aimaient la symbolique de la couleur rouge. Ils l’avaient choisi pour affirmer la personnalité de la città : une ville de courage et de sacrifice, de douleur et de passion.
Une dernière explication rappelle qu’à l’époque de la construction du centre-ville de Bologne, les matériaux utilisés étaient faits de terre. Séchée au soleil ou cuite au four, la terre déteignait alors sa couleur originelle.

La couleur du ressentiment

Une autre raison plus contemporaine explique pourquoi Bologne porte le surnom de ville rouge. Cette explication repose ainsi sur les dernières décennies qu’ont connues la ville et son appartenance politique. Bologne est rouge pour son passé communiste et pour son ancrage à gauche. Mais aussi pour ses attentats qui ont laissé de grosses cicatrices...
Dans les années 1970, les communistes et fascistes s’opposent dans toute l’Italie durant les années de plomb. Bologne, bastion du parti communiste italien, est le théâtre de nombreux mouvements contestataires. Ville étudiante (au moins 80 000 étudiants pour 350 000 habitants), elle connaît alors de nombreuses manifestations. Beaucoup d’affrontements avec les forces de l’ordre ont lieu par la suite dont certains dégénèrent.Le 11 mars 1977, des carabiniers tuent le jeune Francesco Lorusso lors d’un rassemblement. Les partisans d’extrême-gauche et d'extrême-droite déclarent la guerre et les attentats se multiplient. Le 2 août 1980, à 10 h 25 une bombe explose dans la gare de Bologne. Plus de 200 personnes sont blessées et 85 personnes trouvent la mort. Les regards se tournent d’abord vers les activistes d’extrême-gauche. Les responsables du terrible attentat sont finalement de l’autre bord. Depuis, en souvenir aux victimes, l’horloge de la gare s'est arrêtée sur l’heure de 10 h 25.

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