Cinq grands acteurs d'Italie

Posté le 19 mars 2018 par Gwenaelle
Marcello Mastroianni aux côtés d'Anita Ekberg dans la Dolce Vita.
Marcello Mastroianni aux côtés d'Anita Ekberg dans la Dolce Vita.
L’Italie a donné naissance à quelques-uns des plus grands acteurs des années 1960, aujourd'hui entrés au panthéon du 7e art et à jamais dans le cœur des Italiens. Découvrez 5 acteurs ayant écrit l'histoire du cinéma en Italie.

Rudolph Valentino

Rudolph Valentino et Nita Naldi dans «Arènes sanglantes» © D.R.
Rudolph Valentino est l’un, sinon le premier « sex symbol » de l’histoire du cinéma. Né le 6 mai 1895 d’un père italien et d’une mère française, Rodolfo Alfonso Raffaello Piero Guglielmi di Valentina - de son vrai nom - débarque à New York en 1913 suite à un séjour à Paris au cours duquel il apprend la danse.
Après quelques petits boulots, Rudolph décroche plusieurs rôles au cinéma et se fait connaître avec Les Quatre Cavaliers de l’Apocalypse de Rex Igram. Adulé par les femmes, le latin lover du cinéma muet déclenchera l’hystérie jusqu’à son dernier soupir. Il décède à l’âge de 31 ans des suites d’une septicémie lors d’une opération chirurgicale pour un ulcère.

Vittorio De Sica

Né le 7 juillet 1902 à Sora dans le Latium, Vittorio de Sica fait ses premiers pas au théâtre, dans la compagnie de Tatiana Pavlova, avant de se lancer dans le cinéma en 1918. En 1932, c’est avec le rôle de Bruno, le premier rôle masculin de Gli Uomini, che mascalzoni ! de Mario Camerini, qu’il connaît le succès auprès du grand public.
À partir de 1939, il se met à la réalisation et joue dans ses propres long-métrages : Roses écarlates (1940), Madeleine, zéro de conduite (1940), Mademoiselle vendredi (1941), Un garibaldien au couvent (1942) ou encore Les Enfants nous regardent (1943).
D’acteur populaire, il devient réalisateur de renommée internationale et chef de file du néoréalisme italien. Il remporte à 4 reprise l’oscar du meilleur film étranger pour Sciuscià (1946), Le Voleur de bicyclette (1948), Hier, aujourd'hui et demain (1963) et Le Jardin des Finzi-Contini. Il meurt en 1974 à Neuilly-sur-Seine.

Vittorio Gassman

Vittorio Gassman et Jean-Louis Trintignant dans «Le Fanfaron» © Solaris Distribution
Vittorio Gassman est l’un des grands acteurs de la comédie italienne des années 1960. Né à Gênes le 1er septembre 1922 d’un père autrichien et d’une mère italienne, le jeune Vittorio se met très tôt au théâtre. Il connaît ses premiers succès sur les planches en intégrant la compagnie du grand Luchino Visconti avant de se lancer dans le cinéma à l’âge de 24 ans dans Daniele Cortis de Mario Soldati.
Cependant, mécontent des rôles qui lui sont donnés, il monte sa propre compagnie théâtrale « Il teatro d’arte italiano » avant de tenter l’aventure hollywoodienne.
C’est dans la comédie italienne qu’il connaît un succès immense, notamment dans Le Pigeon de Mario Monicelli (1958) aux côtés de Claudia Cardinale mais surtout en tournant avec un réalisateur, Dino Risi (Une Vie difficile en 1960 ; Le Fanfaron en 1962 ; Les Monstres en 1963 ; Au nom du peuple italien en 1971). Il s’éteint le 29 juin 2000 à Rome.

Marcello Mastroianni

Marcello Mastroianni et Sophia Loren dans «Une JournŽée particulièrere» © COLLECTION CHRISTOPHEL
Marcello Mastroianni naît le 28 septembre 1924 à Fontana Liri, dans le Latium. À partir de 1938, c’est en tant que figurant qu’il connaît ses premières expériences cinématographiques avant de tenter l’aventure du théâtre en 1945. Découvert par Luchino Visconti, il joue alors dans des pièces classiques de Shakespeare ou Tennessee Williams.
Il retourne vers le cinéma avec des seconds rôles avant de percer avec Jours d’amour en 1955 mais surtout avec Nuits Blanches de Luchino Visconti en 1957. C’est la consécration en 1960… avec La Dolce Vita de Fellini, film qui lui vaut de devenir une véritable star.
Il cherche ensuite à se défaire de l'étiquette de latin lover qu’on lui colle à la peau depuis la scène romantique tournée avec Anita Ekberg dans la Fontana di Trevi. Il choisit des rôles à l’opposé de cette image de séducteur méditerranéen. À partir des années 1980, il choisir de tourner avec des réalisateurs étrangers comme Robert Altman, Bertrand Blier ou Manoel de Oliveira. Il décédera des suites d’un cancer en 1996.

Ugo Tognazzi

Philippe Noiret (à gauche) et Ugo Tognazzi (3e à gauche) © Les Acacias
Ugo Tognazzi naît à Cremona en Lombardie le 23 mars 1922. C’est tout petit, à l’âge de 4 ans, qu’il fait ses débuts au théâtre. Appelé à servir pour l’armée pendant la Seconde Guerre mondiale, il se met à organiser des petits spectacles pour les autres soldats. À son retour à Cremona, il commence à travailler comme archiviste puis réalise qu’il veut consacrer sa vie à sa passion. Il déménage alors à Milan en 1945 où il décroche un contrat avec la compagnie théâtrale de Wanda Osiris.C’est en 1950 qu’il se lance dans le cinéma avec I cadetti di Guascogna de Mario Mattòli. Sa rencontre avec Raimondo Vianello en 1951 marque un tournant dans sa carrière : les deux acteurs formeront l’un des plus grands duos comiques de l’histoire du cinéma italien, et notamment dans la satire télévisuelle Un due tre. En France il se fait connaître en 1978 avec son rôle de Renato Baldi, directeur de la boîte de nuit La Cage aux Folles aux côtés de Michel Serrault. Il décède à Rome en 1990 à l’âge de 68 ans.

SÉLECTION DE FILMS

  • avec Rudolph Valentino : Le Cheik de George Melford (1921) ; Arènes sanglantes de Fred Niblo (1922)
  • avec Vittorio de Sica : La Tragédie d'un homme ridicule de Bernardo Bertolucci (1980)
  • avec Vittorio Gassman : Mais qu'est-ce que je viens foutre au milieu de cette révolution ? de Sergio Corbucci (1972) ; Parfum de femme de Dino Risi (1974)
  • avec Marcello Mastroianni : La Dolce Vita de Federico Fellini (1960) ; Divorce à l'italienne de Pietro Germi (1962) ; Une Journée particulière de Ettore Scola (1977)
  • avec Ugo Tognazzi : Au nom du peuple italien de Dino Risi (1971)
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